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Fiscalité

Mis à jour le October 8, 2026

Meilleur placement financier non imposable : lequel choisir en 2026 ?

Par Tanguy Chevallier

CEO - Rivaria Capital

En résumé

  • Le Livret A, le livret de développement durable et solidaire (LDDS), le livret d’épargne populaire (LEP) et le Livret Jeune sont les principaux placements dont les intérêts sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.
  • Le plan d’épargne en actions (PEA) permet d’investir en Bourse dans un cadre fiscal avantageux : après cinq ans, les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu, mais restent soumis aux prélèvements sociaux.
  • L’assurance-vie n’est pas un placement non imposable. Après huit ans, elle bénéficie toutefois d’un abattement annuel de 4 600 € sur les gains imposables pour une personne seule et de 9 200 € pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune, lors des rachats.
  • Le plan d’épargne retraite (PER) permet, sous conditions, de déduire certains versements du revenu imposable. La fiscalité doit cependant être analysée à l’entrée comme à la sortie.
  • Le plan d’épargne entreprise (PEE) peut également bénéficier d’un régime fiscal favorable sous certaines conditions.
  • Un avantage fiscal ne compense pas un placement trop risqué, trop coûteux ou indisponible au moment où vous aurez besoin de votre argent.

Le meilleur placement financier non imposable n’est pas nécessairement celui qui affiche la fiscalité la plus faible. Tout dépend de l’objectif : conserver une épargne disponible, investir à long terme, préparer sa retraite, transmettre un patrimoine ou organiser un capital important.

Certains placements, comme le Livret A, sont réellement exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. D’autres, comme le plan d’épargne en actions (PEA), l’assurance-vie ou le plan d’épargne retraite (PER), offrent un avantage fiscal sous certaines conditions.

La bonne comparaison consiste donc à regarder la fiscalité, mais aussi l’horizon de placement, la disponibilité de l’argent, les frais et le couple rendement/risque. Un placement sans risque de perte en capital peut offrir un rendement insuffisant pour préserver le pouvoir d’achat face à l’inflation, tandis qu’un placement exposé aux marchés peut offrir un potentiel de rendement supérieur en contrepartie d’un risque de perte en capital.

Vous hésitez entre plusieurs placements pour réduire votre fiscalité ? Un bilan patrimonial permet de faire le point sur votre épargne, votre imposition et vos projets pour identifier les solutions adaptées à votre situation.

Avertissement

Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Les règles fiscales et réglementaires peuvent évoluer. Elles doivent être vérifiées au regard de votre situation et de la réglementation en vigueur avant toute décision.

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les placements investis sur des supports financiers peuvent présenter un risque de perte en capital.

Comparatif : quels placements financiers sont non imposables ?

PlacementAvantage fiscalDisponibilité de l’argentPrincipale limite ou condition
Livret AIntérêts exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociauxRetraits à tout moment22 950 € de versements
LDDSIntérêts exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociauxRetraits à tout moment12 000 € de versements ; conditions de détention
LEPIntérêts exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociauxRetraits à tout moment10 000 € de versements ; soumis à des conditions de revenus
Livret JeuneIntérêts exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociauxRetraits encadrés selon l’âge1 600 € de versements ; réservé aux 12-25 ans
PEAGains exonérés d’impôt sur le revenu après cinq ans, en principe ; prélèvements sociaux dusRetraits possibles, avec des conséquences différentes avant et après cinq ans150 000 € de versements pour un PEA classique
Assurance-vieAprès 8 ans : abattement annuel de 4 600 € sur les gains imposables lors des rachats pour une personne seule et de 9 200 € pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune ; prélèvements sociaux applicables.Rachats possibles à tout moment ; le délai et les modalités de récupération des fonds dépendent notamment des supports détenus et du contrat.Pas de plafond légal de versement.
PERDéduction possible des versements volontaires du revenu imposable ; fiscalité à examiner à la sortie.En principe bloqué jusqu’à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé, notamment pour l’acquisition de la résidence principale et certains accidents de la vie.Pas de plafond de versement propre au PER ; le plafond concerne uniquement le montant pouvant être déduit du revenu imposable.
PEEParticipation et intéressement versés sur le PEE pouvant être exonérés d’impôt sur le revenu dans les limites légales ; abondement de l’employeur bénéficiant également d’un régime fiscal favorable sous conditions ; gains exonérés d’impôt sur le revenu à la sortie, mais soumis aux prélèvements sociaux.En principe bloqué cinq ans, sauf déblocage anticipéDispositif d’entreprise ; plafonds variables selon les versements
PELIntérêts soumis à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux pour les PEL ouverts depuis 2018Retrait possible, mais entraîne la clôture du plan61 200 € de versements

À noter : ce tableau compare les règles fiscales, la disponibilité de l’argent et les principales limites de chaque placement.
Pour les livrets réglementés, le taux de rémunération et les conditions de protection du capital sont connus.
Pour les enveloppes d’investissement comme le PEA, l’assurance-vie, le PER ou le PEE, le potentiel de rendement et le niveau de risque dépendent principalement des supports détenus à l’intérieur de l’enveloppe.

Comment comparer rendement et risque ?

  • Les livrets réglementés présentés ici ne présentent pas de risque de perte en capital. En revanche, leur rémunération peut être inférieure à l’inflation : l’épargne conserve alors sa valeur nominale, mais perd progressivement du pouvoir d’achat.
  • Le PEA permet d’investir dans des titres ou des fonds dont la valeur peut baisser comme augmenter. Il existe donc un risque de perte en capital, en contrepartie d’un potentiel de rendement supérieur à celui des livrets réglementés, notamment sur un horizon long. Ce rendement n’est toutefois pas garanti.
  • L’assurance-vie, le PER et le PEE sont des enveloppes : leur niveau de risque et leur potentiel de rendement dépendent des supports détenus. Un fonds en euros et une unité de compte investie en actions ne présentent ni le même niveau de risque ni le même potentiel de performance.

Comparer ces placements sur une seule échelle de risque serait donc trompeur. Il faut mettre en regard le risque accepté, le potentiel de rendement recherché et la durée pendant laquelle l’argent peut rester investi.

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Que signifie réellement « placement financier non imposable » ?

Un placement financier non imposable, au sens strict, produit des revenus qui ne sont soumis ni à l’impôt sur le revenu ni aux prélèvements sociaux. C’est notamment le cas des intérêts du Livret A.

Il faut distinguer quatre notions :

  • L’exonération : un revenu ou un gain n’est pas soumis à l’impôt concerné.
  • L’abattement : une somme est déduite de la base imposable avant le calcul de l’impôt.
  • La déduction fiscale : un versement réduit le revenu imposable, sous réserve des règles applicables.
  • Le report d’imposition : la taxation intervient à une étape ultérieure, par exemple lors d’un retrait.

Les prélèvements sociaux doivent être examinés séparément de l’impôt sur le revenu. Ainsi, un PEA de plus de cinq ans peut bénéficier d’une exonération d’impôt sur le revenu sur ses gains, sans que ceux-ci soient exonérés de prélèvements sociaux.

Quels placements sont réellement non imposables en 2026 ?

Les livrets réglementés sont les principales solutions permettant de percevoir des intérêts sans impôt sur le revenu ni prélèvements sociaux.

Leur rémunération et leurs plafonds sont encadrés. Ils conviennent notamment à une réserve d’argent destinée à des dépenses imprévues, mais ne permettent pas de placer des sommes illimitées.

Livret A : 1,7 % net d’impôt depuis août 2026

Le Livret A est accessible aux particuliers, majeurs comme mineurs. Son taux annuel est de 1,7 % depuis le 1er août 2026 et son plafond de versement est de 22 950 € pour une personne physique.

Ses intérêts sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Les fonds restent disponibles et le capital déposé bénéficie du cadre de garantie applicable à ce livret réglementé.

Une personne ne peut détenir qu’un seul Livret A, même si elle possède des comptes dans plusieurs banques.

Les intérêts sont calculés par quinzaines, le 1er et le 16 de chaque mois, puis ajoutés au capital en fin d’année. Ils peuvent ainsi faire dépasser le plafond de versement sans que le titulaire ait effectué de dépôt supplémentaire. Pour estimer le montant des intérêts générés selon votre épargne et la durée de placement, utilisez notre simulateur d’intérêts du Livret A.

Le ministère de l’Économie détaille ces règles dans sa fiche Livret A, actualisée le 29 juillet 2026.

Pour estimer les intérêts d’une somme déposée en cours d’année, consultez notre guide sur le calcul des intérêts du Livret A. Il permet notamment de comprendre pourquoi deux versements de même montant, réalisés à des dates différentes, ne produisent pas nécessairement les mêmes intérêts sur l’année.

LDDS : compléter le Livret A sans fiscalité sur les intérêts

Le livret de développement durable et solidaire (LDDS) affiche le même taux que le Livret A, soit 1,7 % depuis le 1er août 2026.

Son plafond de versement est fixé à 12 000 €, hors intérêts capitalisés. Les sommes restent disponibles et les intérêts sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.

Le LDDS peut être cumulé avec un Livret A. Pour une personne majeure remplissant les conditions de détention et dont les deux livrets sont vides, cela représente une capacité totale de versement de 34 950 € sur ces deux supports.

Le LDDS est réservé, en principe, aux personnes ayant leur domicile fiscal en France, avec des règles particulières pour certains mineurs disposant de revenus personnels.

La fiche officielle du ministère de l’Économie sur le LDDS précise les conditions de détention et de rémunération.

Notre comparatif LDDS ou Livret A détaille les différences pratiques entre les deux livrets.

LEP : 2,5 % sous condition de revenus

Le livret d’épargne populaire (LEP) est réservé aux personnes dont le revenu fiscal de référence (RFR) ne dépasse pas un plafond qui varie selon la composition du foyer fiscal. En métropole, le plafond applicable en 2026 pour une personne disposant d’une part fiscale est de 23 028 €, 35 326 € pour un couple marié ou pacsé sans enfant avec deux parts, et 47 624 € pour un couple marié ou pacsé avec deux enfants avec trois parts.

Le RFR figure sur l’avis d’imposition. Il est calculé par l’administration fiscale et sert notamment à apprécier l’accès à certains dispositifs soumis à des conditions de ressources.

Depuis le 1er février 2026, le LEP rémunère les dépôts à 2,5 % par an, un taux maintenu au 1er août 2026. Son plafond de versement est de 10 000 €, hors intérêts capitalisés.

Ses intérêts sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Les fonds restent disponibles.

Une personne éligible peut détenir un LEP en plus de son Livret A et de son LDDS, sous réserve des conditions propres à chacun.

L’éligibilité au LEP mérite d’être vérifiée à partir de l’avis d’imposition : le fait de disposer d’une épargne importante n’interdit pas, à lui seul, d’en ouvrir un. C’est le respect des conditions de revenus qui compte.

Le ministère de l’Économie précise les plafonds, les conditions de maintien et les modalités de calcul des intérêts dans sa fiche LEP du 15 juillet 2026.

Livret Jeune : un produit exonéré pour les 12-25 ans

Le Livret Jeune est destiné aux personnes âgées de 12 à 25 ans résidant habituellement en France.

Son plafond de versement est de 1 600 €, hors intérêts capitalisés. La banque fixe son taux, mais celui-ci ne peut pas être inférieur au taux du Livret A, soit 1,7 % depuis le 1er août 2026.

Les intérêts sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.

Un mineur peut ouvrir ce livret selon les modalités prévues par l’établissement et les règles de représentation légale. Les conditions de retrait évoluent avec l’âge du titulaire.

Ce produit peut servir à recevoir de l’argent de poche, des cadeaux familiaux ou une première épargne issue d’un emploi étudiant. En revanche, son plafond ne permet pas d’y conserver un capital important.

Les conditions sont détaillées dans la fiche Livret Jeune du ministère de l’Économie, mise à jour le 29 juillet 2026.

PEL : une épargne réglementée rémunérée à 2 % en 2026

Le plan d’épargne logement (PEL) est un produit d’épargne réglementée destiné notamment à préparer un projet immobilier. Pour les PEL ouverts à partir du 1er janvier 2026, le taux de rémunération est fixé à 2 % et reste identique pendant toute la durée du plan. Le plafond de versements est de 61 200 €, hors intérêts capitalisés. Un versement initial d’au moins 225 € est nécessaire, puis il faut verser au minimum 540 € par an.

Contrairement au Livret A, au LDDS, au LEP ou au Livret Jeune, un PEL ouvert en 2026 n’est pas exonéré d’impôt : ses intérêts sont soumis à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. Sa liquidité est également plus contraignante : tout retrait entraîne la clôture du plan.

Le PEL peut ouvrir droit, sous conditions, à un prêt épargne logement. Pour les plans ouverts à partir du 1er janvier 2026, le taux de ce prêt est fixé à 3,20 % et son montant peut atteindre 92 000 €, selon les droits acquis.

Son taux connu dès l’ouverture apporte de la visibilité, mais ne suffit pas à en faire un placement adapté à tous les objectifs. Avec une rémunération de 2 % brut, une fiscalité sur les intérêts et des contraintes de retrait, son rendement net doit être comparé à l’inflation et aux autres solutions disponibles.

Le PEL répond donc davantage à une logique d’épargne encadrée, notamment en lien avec un projet immobilier, qu’à la recherche d’un rendement élevé à long terme.

Exemple : 10 000 € destinés à des dépenses imprévues

Imaginons une personne qui conserve 10 000 € pour financer une réparation automobile, une dépense de santé ou une période de revenus réduits.

Si elle remplit les conditions d’ouverture d’un LEP et dispose encore de la capacité de versement nécessaire, ce livret permet de conserver la somme disponible tout en percevant des intérêts exonérés.

Si elle n’est pas éligible, le Livret A et le LDDS offrent également une disponibilité immédiate, dans la limite de leurs plafonds.

L’intérêt de ces supports repose avant tout sur la disponibilité de l’argent et l’absence de risque de perte en capital. Ils sont donc particulièrement adaptés à une épargne de précaution destinée aux dépenses imprévues ou aux besoins à court terme.

En revanche, absence de risque en capital ne signifie pas absence de risque. Lorsque le taux du livret est inférieur à l’inflation, le capital augmente en euros, mais son pouvoir d’achat diminue.

Sur plusieurs années, conserver une épargne importante sur des livrets peut donc entraîner une érosion de sa valeur réelle et limiter son potentiel de valorisation.

Pour un horizon plus long, des placements exposés aux marchés peuvent offrir un potentiel de rendement supérieur, en contrepartie d’un risque de perte en capital. Le choix dépend alors de l’horizon de placement, des objectifs et du niveau de risque que l’épargnant peut accepter.

PEA, assurance-vie et PER : des avantages fiscaux qui ne sont pas des exonérations totales

Au-delà des livrets réglementés, plusieurs enveloppes fiscales permettent de détenir des investissements dans un cadre particulier.

Une enveloppe fiscale est un dispositif dont les règles déterminent notamment les placements accessibles, les conditions de retrait et le traitement des gains. Elle ne garantit pas, à elle seule, la valeur des actifs détenus.

PEA : investir en actions avec une fiscalité allégée après cinq ans

Le plan d’épargne en actions (PEA) permet d’investir principalement dans des actions de sociétés européennes et dans certains fonds éligibles.

Il peut notamment accueillir des ETF, ou fonds indiciels cotés, qui cherchent généralement à reproduire la performance d’un indice boursier. Tous les ETF ne sont pas éligibles au PEA : cette caractéristique dépend de leur structure et doit être vérifiée avant l’achat.

Le plafond des versements sur un PEA classique est de 150 000 €. Les gains éventuels peuvent faire dépasser cette valeur, car le plafond concerne les sommes versées, pas la valorisation totale du plan.

Après cinq ans, les gains retirés bénéficient en principe d’une exonération d’impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux restent dus.

  • Avant cinq ans, un retrait entraîne généralement la clôture du plan, sauf exceptions légales.
  • Après cinq ans, les retraits n’entraînent plus automatiquement sa clôture.

Il faut distinguer cette durée fiscale de l’horizon d’investissement : conserver un PEA pendant cinq ans ne garantit pas que les actions détenues auront progressé.

Le PEA présente un risque de perte en capital : la valeur des investissements peut monter comme baisser.

En contrepartie, les actions offrent un potentiel de rendement plus élevé à long terme. À titre de repère, l’AMF indique qu’un placement diversifié en actions a historiquement rapporté en moyenne 5 à 7 % par an sur 15 à 20 ans. Cette performance n’est toutefois pas garantie et peut fortement varier selon les périodes.

Le PEA est donc plus adapté à une épargne de long terme qu’à de l’argent dont on peut avoir besoin rapidement.

Notre comparatif PEA ou compte-titres permet d’examiner les différences d’univers d’investissement et de fiscalité.

Assurance-vie : un abattement sur les gains retirés après huit ans

L’assurance-vie est un contrat qui peut accueillir plusieurs types de supports.

Le fonds en euros comporte une garantie du capital définie par les conditions du contrat et portée par l’assureur. Les unités de compte, investies par exemple dans des fonds d’actions, d’obligations ou d’immobilier, peuvent prendre ou perdre de la valeur. Leur potentiel de rendement est généralement plus élevé que celui d’un fonds en euros, en contrepartie d’un risque de perte en capital.

L’assurance-vie n’est pas totalement non imposable.

Lorsqu’un titulaire effectue un rachat, c’est-à-dire un retrait total ou partiel, la fiscalité porte sur la part de gains comprise dans les sommes retirées, selon les règles applicables au contrat.

Après huit ans, un abattement annuel s’applique aux gains soumis à l’impôt sur le revenu :

  • 4 600 € pour une personne seule ;
  • 9 200 € pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune.

Ces montants concernent les gains, et non le montant total du retrait. L’abattement s’apprécie globalement selon les règles fiscales applicables aux contrats du contribuable.

Par exemple : une personne seule a versé 50 000 € sur son assurance-vie, qui vaut désormais 70 000 €, soit 20 000 € de gains.

  • Après huit ans, elle retire 10 000 €.
  • Chaque retrait comprend une part de capital et une part de gains, calculées au prorata de la valeur du contrat. Pour cet exemple, 2 857 € correspondent aux gains (20 000 / 70 000 × 10 000).

Ces 2 857 € sont entièrement couverts par l’abattement annuel de 4 600 € : aucun impôt sur le revenu n’est donc dû sur ce retrait, à condition de ne pas avoir effectué d’autres rachats imposables la même année.

Toutefois les prélèvements sociaux ne sont pas supprimés par cet abattement annuel.

Les dates de versement et le montant des primes peuvent également modifier le taux d’imposition applicable aux gains. Il est donc imprudent de résumer la fiscalité de l’assurance-vie à la formule « plus d’impôt après huit ans ».

En effet, pour les versements effectués depuis le 27 septembre 2017, le montant des primes placé joue également sur la fiscalité après huit ans.

  • Jusqu’à 150 000 € de primes, les gains concernés peuvent bénéficier d’un taux d’impôt sur le revenu de 7,5 %, après application de l’abattement annuel.
  • Au-delà de 150 000 €, une partie des gains peut être imposée à 12,8 %.

Ce seuil s’apprécie sur l’ensemble des contrats d’assurance-vie et de capitalisation concernés détenus par le contribuable.

Le Service-Public détaille l’imposition des revenus des contrats d’assurance-vie.

Notre article sur la fiscalité de l’assurance-vie permet d’approfondir les différents cas. Le simulateur de rachat d’assurance-vie aide à estimer la part de gains comprise dans une opération de retrait.

Enfin, il faut tenir compte des frais de versement, de gestion du contrat, de gestion des supports et, lorsqu’ils existent, des frais d’arbitrage. Un avantage fiscal ne compense pas automatiquement des frais élevés.

PER : déduire certains versements, puis examiner la fiscalité à la sortie

Le plan d’épargne retraite (PER) est une enveloppe destinée à préparer la retraite.

Les versements volontaires sur un PER peuvent être déduits du revenu imposable, dans la limite d’un plafond.

Pour les versements effectués en 2026, ce plafond correspond à 10 % des revenus professionnels de 2025, avec un minimum de 4 710 € et un maximum de 37 680 €.

Le montant réellement disponible pour chaque contribuable figure sur son avis d’impôt, à la rubrique « Plafond épargne retraite ». Ce plafond peut également être augmenté des plafonds non utilisés des années précédentes, selon les règles de report applicables.

La tranche marginale d’imposition (TMI) correspond au taux appliqué à la tranche la plus élevée des revenus imposables. Elle intervient dans l’évaluation de l’économie d’impôt procurée par un versement déductible.

Par exemple, à titre purement pédagogique, un versement entièrement déductible de 5 000 € peut représenter une économie d’impôt de 1 500 € lorsque la totalité de la déduction réduit des revenus imposés à 30 %. Ce calcul ne tient pas compte des autres paramètres fiscaux et ne préjuge pas de l’imposition future.

Le PER présente deux particularités majeures :

  1. Les sommes sont en principe indisponibles jusqu’à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé prévus par la loi, notamment certains accidents de la vie ou l’acquisition de la résidence principale.
  2. Le traitement fiscal à la sortie dépend notamment de la déduction ou non des versements à l’entrée et du mode de récupération, en capital ou en rente.

Depuis le 1er janvier 2026, les versements effectués après 70 ans ne sont plus déductibles du revenu imposable.

Pour les versements effectués à compter de 2026, le dispositif de report des plafonds de déduction non utilisés a également évolué. Les plafonds de déduction non utilisés peuvent être reportés pendant cinq ans.

Une règle transitoire s’applique toutefois aux plafonds 2024 et 2025, qui restent utilisables pendant trois ans. Pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune, les plafonds peuvent également être mutualisés.

Ces dispositions sont expliquées dans la fiche PER individuel du ministère de l’Économie, publiée le 1er juin 2026.

Le simulateur de TMI et le simulateur PER permettent de préparer une première estimation. L’économie immédiate doit ensuite être mise en regard des frais, de la durée pendant laquelle l’épargne reste en principe bloquée jusqu’à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé, et de la fiscalité de sortie applicable au moment de récupérer l’argent.

La note de Tanguy
"Lorsqu’un versement sur un PER est envisagé en fin d’année pour réduire l’impôt, deux montants doivent être contrôlés séparément : le plafond de déduction effectivement disponible sur l’avis d’imposition et la somme que le foyer peut immobiliser jusqu’à la retraite. Un versement supérieur au besoin d’épargne retraite peut créer une contrainte de liquidité sans avantage fiscal proportionnel. Le montant fiscalement déductible n’est donc pas nécessairement le montant pertinent à investir."

PEE : profiter du cadre fiscal de l’épargne salariale

Le plan d’épargne entreprise (PEE) est un dispositif collectif proposé par certaines entreprises.

Il peut accueillir des versements volontaires, mais aussi des sommes issues de la participation, de l’intéressement et de l’abondement, c’est-à-dire un versement complémentaire effectué par l’employeur.

Lorsque la participation ou l’intéressement sont placés sur le PEE dans les conditions prévues, ces sommes peuvent être exonérées d’impôt sur le revenu, alors qu’elles sont en principe imposables lorsqu’elles sont versées directement au salarié.

L’abondement versé par l’employeur est exonéré d’impôt sur le revenu dans la limite de 3 844,80 € en 2026, mais reste soumis à la CSG et à la CRDS.

Les gains réalisés dans le plan peuvent être exonérés d’impôt sur le revenu, mais restent soumis aux prélèvements sociaux applicables.

Les sommes placées sur un PEE sont en principe bloquées pendant cinq ans. Un déblocage anticipé est toutefois possible dans plusieurs situations, notamment en cas de mariage ou de Pacs, naissance ou adoption d’un troisième enfant, divorce ou séparation avec la garde d’au moins un enfant, achat ou agrandissement de la résidence principale, rupture du contrat de travail, création ou reprise d’entreprise, invalidité, décès ou surendettement.

La fiche Service-Public consacrée au PEE détaille les catégories de versements, les plafonds et les règles fiscales.

Pour un salarié bénéficiant d’un abondement, la comparaison ne se limite pas au taux d’imposition : il faut aussi prendre en compte le montant que l’employeur ajoute effectivement à l’épargne personnelle.

Quel placement non imposable choisir selon votre objectif ?

Un même foyer peut détenir plusieurs enveloppes, chacune répondant à un besoin différent. L’enjeu consiste à affecter les sommes selon leur date d’utilisation et les contraintes qu’elles doivent respecter.

Pour financer des dépenses imprévues

Une épargne de précaution doit pouvoir être utilisée sans attendre une échéance contractuelle ni vendre un investissement dont la valeur fluctue.

Les livrets réglementés répondent à cette contrainte. Le choix entre Livret A, LDDS et LEP dépend notamment de l’éligibilité et des plafonds déjà utilisés.

Le montant nécessaire varie selon les charges du foyer, la stabilité des revenus et les dépenses auxquelles il pourrait devoir faire face.

Pour financer un projet à date fixe

Un achat immobilier, des travaux ou des études peuvent nécessiter une somme déterminée à une échéance précise.

Si le projet doit être financé dans deux ans, investir la totalité du capital dans des actions expose à devoir vendre après une baisse des marchés.

L’horizon doit donc être confronté au risque de variation des supports. Le fait qu’un PEA bénéficie d’un régime fiscal plus favorable après cinq ans ne rend pas les actions adaptées à toutes les échéances.

Un simulateur de placement peut illustrer plusieurs hypothèses de rendement, mais une simulation ne garantit pas le montant qui sera disponible à la date du projet.

Pour constituer un capital à long terme

Un investisseur qui n’a pas besoin de mobiliser son capital pendant plusieurs années peut examiner des supports financiers exposés aux marchés.

Les intérêts composés permettent aux gains générés par un placement de produire à leur tour des gains. Plus la durée de placement est longue, plus cet effet peut devenir important. Par exemple, 10 000 € placés à un rendement hypothétique de 5 % par an atteindraient environ 16 289 € après 10 ans et 26 533 € après 20 ans, hors frais et fiscalité, à rendement constant. Pour tester différents montants, durées et rendements, utilisez notre simulateur d’intérêts composés.

Le PEA permet d’investir principalement dans des titres éligibles au cadre européen. L’assurance-vie donne accès à une sélection de supports généralement plus large dépendant du contrat.

La différence ne se résume pas à cinq ans contre huit ans : il faut comparer les actifs accessibles, les frais, les règles de retrait et les conséquences fiscales.

L’exposition aux marchés européens mérite notamment d’être regardée au niveau des investissements réellement détenus. Un ETF éligible au PEA ne signifie pas nécessairement que toutes les entreprises sous-jacentes sont européennes.

Pour préparer la retraite

La retraite pose deux questions distinctes : constituer le capital avant le départ et organiser son utilisation après le départ.

Pendant la phase d’épargne, un PER peut permettre une déduction fiscale sous conditions. Une assurance-vie peut compléter cette démarche en conservant des possibilités de rachat.

Une fois à la retraite, le besoin peut porter sur des revenus complémentaires, des dépenses de santé, des projets familiaux ou la conservation d’une réserve disponible.

Un retraité ne doit donc pas être orienté automatiquement vers un PER au seul motif qu’il s’agit d’un produit d’épargne retraite. L’âge, les règles de déduction applicables, l’usage prévu des sommes et la fiscalité à la sortie doivent être examinés.

Notre comparatif assurance-vie ou PER approfondit leurs différences de fonctionnement.

Cas concret : placer un capital de 100 000 €

Prenons une personne qui reçoit 100 000 € à la suite d’une succession ou de la vente d’un actif.

Les plafonds des livrets réglementés empêchent de placer toute cette somme sur un seul livret totalement exonéré.

Il faut alors distinguer les montants nécessaires à court terme, ceux qui financent un projet identifié et ceux qui peuvent rester investis plusieurs années.

Cette répartition ne peut pas être déduite du seul montant reçu. Elle dépend notamment de l’épargne déjà détenue, des revenus, des dettes et des projets.

Un audit patrimonial permet d’établir cet inventaire avant de choisir les supports.

Retraite et transmission : quelles décisions fiscales nécessitent une attention particulière ?

Au-delà du choix d’une enveloppe, certaines décisions ont des conséquences qui ne se voient pas dans un simple comparatif de taux ou de fiscalité.

Déduction du PER : comparer l’impôt économisé et l’impôt futur

La déduction fiscale d’un versement sur un PER dépend de la situation actuelle du contribuable.

La fiscalité à la sortie dépend notamment du traitement des versements à l’entrée. Si les versements volontaires ont été déduits, la part correspondante du capital récupéré est en principe soumise à l’impôt sur le revenu selon les règles applicables.

Si les versements n’ont pas été déduits, le traitement de la part correspondant à ces versements est différent.

Le calcul doit donc comparer les deux périodes plutôt que de considérer la déduction initiale comme un gain définitivement acquis.

Cette analyse devient particulièrement importante lorsque le contribuable prévoit une modification sensible de ses revenus au moment de la retraite.

Assurance-vie : vérifier l’âge au moment des versements

En matière de transmission, la fiscalité de l’assurance-vie dépend notamment de l’âge de l’assuré au moment où les primes ont été versées, et pas uniquement de son âge au décès.

Des versements réalisés avant et après 70 ans relèvent de régimes fiscaux différents, sous réserve des règles applicables au contrat. En cas de décès, la fiscalité dépend notamment de l’âge auquel les primes ont été versées. Pour les contrats souscrits depuis le 20 novembre 1991 et les primes versées depuis le 13 octobre 1998 :

  • Primes versées avant 70 ans : chaque bénéficiaire bénéficie d’un abattement de 152 500 €. Au-delà, les sommes sont taxées à 20 % jusqu’à 700 000 €, puis à 31,25 % au-delà.
  • Primes versées après 70 ans : les primes qui dépassent 30 500 € sont soumises aux droits de succession selon le lien de parenté. L’abattement de 30 500 € est global et s’applique à l’ensemble des contrats du défunt.

L’analyse doit donc porter sur l’historique des primes, les bénéficiaires désignés et les autres contrats éventuels.

La clause bénéficiaire désigne les personnes appelées à recevoir les capitaux selon les conditions du contrat. Sa rédaction doit correspondre à la situation familiale et aux intentions de transmission.

Donation et démembrement : ne pas confondre avantage fiscal et droits transmis

Une donation permet de transmettre des biens ou des droits de son vivant.

Le démembrement de propriété consiste à séparer les droits sur un bien entre deux personnes : l’usufruitier peut l’occuper ou en percevoir les revenus locatifs, tandis que le nu-propriétaire possède le bien mais n’en a pas la jouissance : il ne peut ni l’occuper ni percevoir les loyers. Au décès de l’usufruitier, le nu-propriétaire récupère la pleine propriété du bien.

Ces mécanismes peuvent produire des effets fiscaux, mais ils modifient surtout les droits des personnes concernées.

Une personne qui transmet la nue-propriété d’un bien tout en conservant l’usufruit peut continuer à en percevoir les revenus. Elle ne dispose cependant plus seule de tous les droits attachés à la pleine propriété.

Le simulateur de droits de succession peut donner une première estimation. Une stratégie de transmission nécessite aussi d’examiner la situation familiale, les donations antérieures et les objectifs de protection.

La note de Tanguy
"Avant de modifier une clause bénéficiaire ou de réaliser une donation, il faut vérifier si les bénéficiaires ont déjà reçu des capitaux, si des donations antérieures consomment une partie des abattements et quels droits le donateur souhaite conserver. Deux familles possédant un patrimoine de même valeur peuvent aboutir à des solutions différentes en raison de ces seuls paramètres. Le montant des droits estimés ne suffit pas à déterminer l’organisation de la transmission."

Entrepreneur : peut-on placer une trésorerie professionnelle sans impôt ?

La trésorerie d’une société et l’épargne personnelle de son dirigeant ne relèvent pas des mêmes règles.

Une entreprise doit d’abord conserver les sommes nécessaires au paiement des salaires, des fournisseurs, des impôts, des cotisations et des investissements prévus.

Elle doit aussi tenir compte de son besoin en fonds de roulement, c’est-à-dire des ressources nécessaires pour financer le décalage entre certains décaissements et les encaissements de l’activité.

La trésorerie qui reste après cette analyse peut éventuellement faire l’objet d’un placement, mais les solutions accessibles à une société ne sont pas celles d’un particulier.

Il serait notamment incorrect d’assimiler les avantages fiscaux d’un Livret A, d’un PEA ou d’un PER individuel à ceux d’un placement détenu directement par une société.

Pour le dirigeant, une réflexion distincte peut porter sur sa rémunération, les distributions de bénéfices, la retraite et la transmission de son patrimoine personnel.

Cette séparation évite une erreur de raisonnement : une somme disponible sur le compte bancaire de l’entreprise n’est pas automatiquement une somme que le dirigeant peut investir à titre privé.

Par exemple, une entreprise qui dispose d’une trésorerie dont elle n’a pas besoin immédiatement peut la placer sur un compte à terme pour une durée définie, sur des fonds monétaires pour conserver une certaine liquidité, ou sur un compte-titres pour accéder à une gamme plus large de placements.

Pour certaines personnes morales, le contrat de capitalisation peut également être envisagé pour investir une trésorerie sur un horizon plus long.

Ces solutions ne sont pas exonérées d’impôt. Le choix dépend donc surtout de la durée pendant laquelle l’entreprise peut immobiliser sa trésorerie, du niveau de risque accepté et du rendement recherché.

Pourquoi une exonération fiscale ne garantit-elle pas un meilleur résultat ?

La fiscalité ne représente qu’une partie du résultat obtenu par l’épargnant.

Trois situations permettent de comprendre pourquoi un placement fiscalement avantageux peut ne pas répondre au besoin initial.

Un placement peut perdre de la valeur malgré une fiscalité favorable

Un PEA peut bénéficier d’une exonération d’impôt sur le revenu après cinq ans, mais les actions détenues peuvent avoir baissé entre l’achat et le retrait.

L’exonération ne compense pas automatiquement une moins-value.

Il faut donc éviter de confondre réduction de l’impôt sur les gains et protection du capital investi.

Les frais peuvent réduire la performance conservée

Une assurance-vie ou un PER peut comporter des frais de versement, des frais de gestion de l’enveloppe et des frais propres aux supports.

Ces coûts doivent être examinés avant de comparer les performances annoncées.

Par exemple, deux contrats proposant un même fonds ne produisent pas nécessairement le même résultat net si leurs frais de gestion sont différents.

La comparaison doit donc porter sur les frais réellement applicables au contrat et aux supports sélectionnés.

Le rendement nominal ne mesure pas le pouvoir d’achat

Un livret peut préserver le montant du capital déposé tout en offrant une rémunération inférieure à l’évolution des prix sur une période donnée.

Le rendement nominal correspond au gain exprimé en euros ou en pourcentage du capital. Le rendement réel tient compte de l’inflation, c’est-à-dire de l’évolution générale des prix.

Cette distinction est importante pour les sommes destinées à financer des dépenses plusieurs années plus tard.

Elle ne remet pas en cause l’utilité des livrets pour les dépenses imprévues : elle précise simplement ce qu’ils protègent et ce qu’ils ne garantissent pas.

Conclusion

En 2026, les placements financiers réellement non imposables sur leurs intérêts sont principalement les livrets réglementés : Livret A, LDDS, LEP et Livret Jeune, chacun avec ses conditions d’accès et ses plafonds.

Le PEA, l’assurance-vie, le PER et le PEE répondent à une autre logique. Ils offrent des avantages fiscaux ciblés, mais leur intérêt dépend des règles de retrait, des supports détenus et de la situation de l’épargnant.

Avant d’ouvrir une nouvelle enveloppe ou d’effectuer un versement important, trois informations doivent être établies : la date à laquelle le capital sera nécessaire, la perte éventuelle que le foyer peut supporter et le traitement fiscal de la sortie.

Un premier échange avec Rivaria Capital permet de faire le point sur vos placements, votre fiscalité et vos projets. Ce rendez-vous est offert et sans engagement. Aucun produit ni aucune stratégie d’investissement n’est présenté lors de ce premier échange.

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FAQ

Faut-il déclarer les intérêts d’un Livret A, d’un LDDS ou d’un LEP aux impôts ?

Non. Les intérêts de ces livrets réglementés sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Ils n’ont donc pas à être reportés dans la déclaration annuelle de revenus.

En revanche, cette règle ne s’applique pas automatiquement aux livrets bancaires classiques, parfois appelés « super livrets ». Même lorsqu’ils proposent un taux promotionnel attractif, leurs intérêts sont en principe fiscalisés.

Un placement ouvert au nom de mon enfant permet-il de réduire mes impôts ?

Pas automatiquement. Ouvrir un livret au nom d’un enfant permet de constituer une épargne qui lui appartient, mais ne crée pas de déduction fiscale pour ses parents.

Un Livret A ou un Livret Jeune ouvert au nom d’un mineur bénéficie de sa propre exonération sur les intérêts. En revanche, les sommes versées appartiennent juridiquement à l’enfant. Alimenter son compte ne revient donc pas à augmenter la capacité d’épargne personnelle des parents.

Pour des versements importants, il faut également examiner les conséquences éventuelles en matière de donation.

Peut-on conserver les avantages fiscaux de ses placements après un départ à l’étranger ?

Cela dépend du produit et du pays de résidence.

Un changement de résidence fiscale peut modifier les conditions de détention de certains livrets ainsi que l’imposition des gains d’un PEA ou d’une assurance-vie. Les conventions fiscales entre États peuvent également intervenir.

Avant de déménager, il faut donc vérifier séparément le droit de conserver chaque placement et la fiscalité applicable aux futurs retraits. Un avantage fiscal acquis en France ne signifie pas nécessairement que le pays d’accueil exonérera les mêmes revenus.

Vaut-il mieux conserver un ancien placement fiscalisé ou le clôturer pour ouvrir un placement défiscalisé ?

Pas nécessairement. La fiscalité ne suffit pas à justifier la clôture d’un contrat existant.

Un ancien placement peut présenter des conditions contractuelles intéressantes, des frais avantageux ou une ancienneté fiscale qu’il serait dommage de perdre. À l’inverse, son maintien peut être peu pertinent si les frais sont élevés ou si les supports ne correspondent plus aux objectifs du titulaire.

Avant de transférer son argent, il faut comparer le montant réellement récupérable après frais et fiscalité, les avantages conservés en cas de maintien et les caractéristiques du nouveau placement. Cette comparaison doit être faite sur les montants concernés, pas uniquement sur les taux affichés.

Peut-on réduire ses impôts avec un placement financier si l’on est peu ou pas imposable ?

Un placement qui ouvre droit à une déduction du revenu imposable n’apporte pas nécessairement un avantage immédiat à une personne qui paie peu ou pas d’impôt sur le revenu.

C’est notamment un point à examiner avant d’effectuer des versements volontaires déductibles sur un PER. Si l’économie d’impôt à l’entrée est faible, l’immobilisation du capital jusqu’à la retraite peut perdre une partie de son intérêt fiscal.

À l’inverse, une exonération des intérêts, comme celle du Livret A ou du LEP, reste applicable même lorsque le titulaire n’est pas imposable. Il faut donc distinguer un placement dont les gains ne sont pas taxés d’un dispositif conçu pour réduire un revenu imposable.

Tanguy Chevallier

CEO - Rivaria Capital

Ingénieur en Finance de formation, je suis Conseiller en Gestion de Patrimoine indépendant et fondateur de Rivaria Capital, cabinet installé au cœur de Paris.

Depuis plus de 7 ans, j'accompagne des entrepreneurs, des professions libérales et des particuliers patrimoniaux sur l'ensemble de leurs sujets financiers : transmission, assurance vie, fiscalité, investissement immobilier, structuration d'entreprise et préparation à la retraite.

Mon approche est simple : un conseil réellement indépendant, construit autour de votre situation ; pas autour d'un produit à placer. Chez Rivaria Capital, nous n'avons aucun produit maison. Chaque recommandation est motivée par une seule chose : votre intérêt patrimonial.

J'écris régulièrement sur les stratégies patrimoniales, la fiscalité et les décisions financières qui comptent vraiment.

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