Fiscalité de l’assurance vie : comprendre l’imposition des rachats et la transmission

Comprendre la fiscalité de l’assurance vie : imposition des rachats, abattement de 4 600 €, PFU et règles en cas de décès. Tout savoir en détail.

5 janv. 2026

5 janv. 2026

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L’assurance vie est souvent présentée comme le placement préféré des Français, mais sa fiscalité reste l’un des sujets les plus mal compris. Entre prélèvement forfaitaire unique, abattement annuel, barème progressif ou règles spécifiques en cas de décès, beaucoup d’épargnants peinent à savoir ce qui est réellement imposé.

En réalité, la fiscalité de l’assurance vie repose sur des mécanismes précis, qui varient selon l’ancienneté du contrat, la date des versements, le type de rachat (partiel ou total) et la situation familiale.

Mal maîtrisée, cette fiscalité peut conduire à des arbitrages inefficaces. Bien comprise, elle devient au contraire un outil puissant pour piloter ses revenus, optimiser son imposition et préparer une transmission.

Voici un décryptage clair et structuré de la fiscalité de l’assurance vie, depuis l’imposition des rachats jusqu’au traitement fiscal en cas de décès.

Tous les contrats ne se valent pas sur le plan fiscal et des frais : retrouvez notre sélection et nos critères d’analyse dans l’article meilleure assurance vie.

En résumé

  • La fiscalité porte uniquement sur les gains, jamais sur le capital

  • Le PFU (flat tax) s’applique par défaut depuis le 27 septembre 2017

  • Après 8 ans, un abattement annuel de 4 600 € ou 9 200 € s’applique

  • Les gains restent soumis aux prélèvements sociaux de 17,2 %

  • Fonds en euros et unités de compte sont imposés de la même manière

  • L’assurance vie bénéficie d’un régime spécifique en cas de décès

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La fiscalité de l’assurance vie : un principe fondamental

La fiscalité d’un contrat d’assurance ne porte jamais sur le capital versé, mais uniquement sur la part d’intérêts comprise dans les sommes retirées.

Lors d’un rachat partiel ou d’un rachat total, la somme perçue est ventilée entre :

  • capital non imposable,

  • gains soumis à imposition et aux prélèvements sociaux de 17,2 %.

Cette proportion est calculée automatiquement par l’assureur, quel que soit le support concerné (fonds en euros ou unités de compte).

L’impact déterminant de la date du 27 septembre 2017

Les règles d’imposition des produits de l’assurance vie ont évolué dans le cadre de la loi de finances pour 2018, applicable à compter du 1er janvier 2018.
Concrètement, cette réforme distingue désormais la fiscalité des gains selon la date de versement des primes, avec un seuil clé fixé au 27 septembre 2017.

Les produits attachés aux primes versées à compter du 27 septembre 2017 sont, par défaut, soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU), aussi appelé flat tax.

Ce prélèvement se décompose en :

  • 12,8 % d’impôt sur le revenu,

  • 17,2 % de prélèvements sociaux,
    soit une taxation globale de 30 %.

L’épargnant conserve toutefois la possibilité d’opter, de manière globale, pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu, lorsque cela est plus favorable.

Primes versées avant le 27 septembre 2017 : maintien de l’ancien régime

Pour les produits attachés aux primes versées jusqu’au 26 septembre 2017 inclus, l’ancien régime fiscal demeure applicable.
L’épargnant peut alors choisir entre :

  • l’imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu,

  • ou, sur option, le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL), dont le taux dépend de l’ancienneté du contrat :

    • 35 % pour un contrat de moins de 4 ans,

    • 15 % entre 4 et 8 ans,

    • 7,5 % au-delà de 8 ans.

Les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus dans tous les cas.

Important : en cas d’option pour le PFL, l’abattement annuel de 4 600 € (personne seule) ou 9 200 € (couple) ne s’impute pas automatiquement lors du prélèvement.
Il doit être réintégré via la déclaration de revenus, ce point étant fréquemment mal anticipé par les épargnants.

La note de Tanguy :
“Sur les contrats ouverts avant 2017, la coexistence de plusieurs régimes fiscaux est un vrai piège. J’ai vu des clients payer trop d'impôts simplement parce que le PFL avait été déclenché par défaut, sans tenir compte de l’abattement après 8 ans. Une simulation préalable est indispensable avant tout rachat sur un contrat ancien.”

Fiscalité des rachats avant et après 8 ans

Avant 8 ans

Pour un contrat de moins de 8 ans, les gains sont imposés :

Les prélèvements sociaux (taux global 17,2 %) s’appliquent dans tous les cas sur les gains ; en pratique, leur prélèvement peut être annuel sur le fonds en euros (au fil de l’eau) et au moment du rachat pour les unités de compte.

Après 8 ans : l’abattement annuel

À partir de la huitième année, l’assurance vie bénéficie d’un avantage majeur : un abattement annuel sur les gains retirés.

  • 4 600 € par an pour une personne seule,

  • 9 200 € par an pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune.

Sur le long terme, l’avantage de l’assurance vie tient aussi à la capitalisation des gains : notre calculatrice des intérêts composés permet d’en mesurer l’impact concret selon la durée de détention.

Au-delà de cet abattement :

  • les gains sont imposés à 7,5 % si l’encours total est inférieur à 150 000 €,

  • ou à 12,8 % au-delà, toujours auxquels s’ajoutent les prélèvements sociaux.

La note de Tanguy
“Beaucoup pensent que l’abattement s’applique sur les sommes retirées. En réalité, il ne concerne que la part d’intérêts. Un rachat bien calibré permet souvent de générer des revenus réguliers faiblement imposés, voire non imposés.”

Rachat partiel ou total : quelles différences fiscales ?

Sur le plan fiscal, il n’existe aucune pénalité spécifique liée au rachat total. La différence est patrimoniale, pas fiscale.

  • Le rachat partiel permet de conserver l’antériorité fiscale du contrat.

  • Le rachat total entraîne la clôture du contrat et la perte de cette antériorité.

Dans les deux cas, seule la part de gains est soumise à imposition.

Fiscalité de la sortie en rente d’une assurance vie

L’assurance vie peut également être liquidée sous forme de rente viagère, généralement au moment de la retraite. Dans ce cas, la fiscalité diffère totalement d’une sortie en capital.

La rente perçue est imposée selon le régime des rentes viagères à titre onéreux (RVTO).

Seule une fraction de la rente est soumise à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux, cette fraction dépendant de l’âge du bénéficiaire au moment de la mise en rente :

  • 70 % si la rente est liquidée avant 50 ans

  • 50 % entre 50 et 59 ans

  • 40 % entre 60 et 69 ans

  • 30 % à partir de 70 ans

La part non imposable est considérée comme un remboursement de capital.

À retenir : contrairement à un rachat, la fiscalité de la rente est forfaitaire et définitive, indépendamment de l’ancienneté du contrat ou de la date des versements.

La note de Tanguy
“La sortie en rente est souvent mal comprise. Elle peut être pertinente pour sécuriser un revenu à vie, mais elle est irréversible et rarement optimale fiscalement face à une sortie en capital pilotée. Dans la pratique, je la recommande surtout lorsque l’objectif prioritaire est la stabilité du revenu, pas la transmission.”

PFU ou barème progressif : peut-on choisir ?

Oui. Même si le PFU s’applique par défaut, l’épargnant peut opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu.

Cette option :

  • est globale (elle concerne l’ensemble des revenus financiers),

  • peut être pertinente pour les foyers faiblement imposés.

En revanche, les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus dans tous les cas.

Fonds en euros et unités de compte : aucune différence fiscale

Contrairement à une idée répandue, il n’existe aucune différence de fiscalité entre :

  • les intérêts issus des fonds en euros,

  • les gains générés par les unités de compte.

La distinction porte sur le risque et le rendement, pas sur l’imposition.

Pour comparer la fiscalité de l’assurance vie avec celle d’autres supports d’investissement, notamment en matière de prélèvement forfaitaire unique (PFU), de barème progressif et de prélèvements sociaux, vous pouvez consulter notre analyse détaillée de la fiscalité des comptes-titres (CTO).

La note de Tanguy
“Je vois encore des arbitrages dictés par une peur fiscale injustifiée sur les unités de compte. Le vrai sujet n’est pas la fiscalité, mais l’adéquation entre le risque pris et l’horizon de placement.”

Fiscalité de l’assurance vie en cas de décès

En cas de décès, l’assurance vie bénéficie d’un régime spécifique, distinct des droits de succession classiques.

Pour les primes versées avant 70 ans :

  • abattement de 152 500 € par bénéficiaire,

  • puis taxation de 20 % jusqu’à 700 000 €,

  • 31,25 % au-delà.

À noter : le conjoint survivant et le partenaire de PACS sont totalement exonérés de la taxation de 20 % / 31,25 %.

Pour les primes versées après 70 ans :

  • pour les contrats concernés, les sommes relèvent du régime de l’article 757 B du CGI, abattement global de 30 500 €, applicable à l’ensemble des contrats souscrits sur la tête du même assuré,

  • seuls les versements sont taxés, au titre des droits de mutation, les produits (intérêts et gains) n’étant pas retenus..

Lisez aussi cet article pour savoir ce que devient votre épargne en cas de décès de votre conjoint.  

Les limites et inconvénients de l’assurance vie

Malgré ses avantages, l’assurance vie présente certaines limites :

  • fiscalité moins lisible que celle d’un PEA,

  • frais parfois élevés sur certains contrats,

  • fiscalité en cas de rachat mal anticipée,

  • risque de supports en unités de compte.

Ces inconvénients ne remettent pas en cause l’outil, mais imposent une gestion éclairée.

Conclusion

La fiscalité de l’assurance vie repose sur un équilibre subtil entre durée de détention, date des versements, choix d’imposition et stratégie de retraits. Bien utilisée, elle permet de générer des revenus faiblement taxés, d’optimiser l’imposition d’un couple marié ou pacsé, et de transmettre un capital dans un cadre fiscal avantageux.

Mal comprise, elle peut au contraire conduire à des décisions coûteuses. D’où l’importance d’une lecture globale et cohérente du contrat.

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FAQ 

Quelle est la fiscalité sur une assurance vie ?

Elle s’applique uniquement sur les gains lors d’un rachat et dépend de l’ancienneté du contrat et de la date des versements.

Comment est imposé le capital d’une assurance vie ?

Le capital versé n’est jamais imposé. Seule la part d’intérêts est soumise à l’impôt et aux prélèvements sociaux.

Quelle est la fiscalité en cas de sortie en capital ?

Les gains sont imposés soit au PFU, soit au barème progressif, après application éventuelle de l’abattement annuel après 8 ans.

Est-ce que recevoir une assurance vie est imposable ?

En cas de décès, les sommes transmises sont soumises à une fiscalité spécifique, distincte des droits de succession, avec des abattements importants.

Est-ce que l’héritage d’une assurance vie est imposable ?

Oui, au-delà des abattements, selon l’âge du souscripteur au moment des versements.

Quels sont les inconvénients de l’assurance vie ?

Complexité fiscale, frais variables selon les contrats et nécessité d’un suivi dans le temps.

Tanguy Chevallier
Tanguy Chevallier
Tanguy Chevallier

Conseiller en investissements

Passionné par l’investissement, j’ai été formé comme Ingénieur en Finance avant de devenir Conseiller en Gestion de Patrimoine.

Depuis plus de 5 ans, j’accompagne des particuliers à construire un patrimoine réellement aligné avec leur situation, leurs objectifs et leur manière de vivre.

Je suis convaincu d’une chose : un bon conseil financier doit être compréhensible, sur-mesure… et toujours guidé par l’intérêt du client, pas celui du produit.