Flat tax ou barème progressif : comment choisir le régime fiscal le plus avantageux ?
Par Tanguy Chevallier
CEO - Rivaria Capital
En résumé
- La flat tax, officiellement appelée prélèvement forfaitaire unique (PFU), s’applique par défaut à la plupart des revenus financiers. Son taux global de droit commun atteint 31,4 % en 2026, dont 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux.
- Le barème progressif peut être plus avantageux lorsque vos revenus financiers supplémentaires sont imposés dans une tranche inférieure à 12,8 %, notamment à 0 % ou 11 %.
- Même avec une tranche supérieure, le barème peut rester intéressant lorsque des abattements ou déductions réduisent suffisamment la base imposable. C’est notamment le cas de certains dividendes éligibles à l’abattement de 40 % ou de certaines plus-values sur des titres acquis avant 2018.
- L’option pour le barème est globale : vous ne pouvez pas choisir le barème pour une plus-value avantageuse tout en conservant la flat tax sur les autres dividendes ou intérêts concernés du foyer.
- L’assurance-vie, le PEA et le PER suivent des règles fiscales particulières : le taux de 31,4 % ne s’applique donc pas automatiquement à l’ensemble de leurs gains.
- La bonne méthode consiste donc à comparer les deux régimes sur l’ensemble des revenus financiers concernés du foyer, et non revenu par revenu.
Flat tax ou barème progressif : quel régime choisir ? Le barème peut être préférable lorsque la tranche applicable aux revenus supplémentaires est inférieure à 12,8 %, ou lorsque les abattements et déductions compensent une tranche plus élevée. Mais l’option pour le barème étant globale, la comparaison doit intégrer tous les dividendes, intérêts et plus-values concernés du foyer.
Un foyer peut détenir des actions sur un compte-titres, percevoir des intérêts sur un compte à terme et vendre, la même année, des titres acquis plusieurs années auparavant. Ces opérations n’ont pas nécessairement le même traitement fiscal. Une plus-value ancienne peut notamment bénéficier d’un abattement dont les intérêts bancaires sont exclus.
Lorsque ces placements sont répartis entre plusieurs établissements, une simulation réalisée à partir d’un seul relevé risque de donner une vision incomplète de l’imposition du foyer. Un bilan patrimonial permet de réunir les informations nécessaires et d’identifier les opérations à intégrer dans le calcul.
Avertissement : les informations présentées sont fournies à titre informatif et ne constituent pas un conseil fiscal ou en investissement personnalisé. Les règles applicables dépendent notamment de l’année de perception des revenus, de la situation du foyer et de la nature des placements. Tout investissement financier peut présenter un risque de perte en capital.
Flat tax ou barème progressif : quelles différences en 2026 ?
La flat tax : un taux forfaitaire de 31,4 % dans le cas général
Le prélèvement forfaitaire unique s’applique par défaut à la plupart des dividendes, intérêts imposables et plus-values de cession de valeurs mobilières.
Pour les revenus concernés perçus en 2026, le taux global de droit commun est de 31,4 % :
- 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu ;
- 18,6 % au titre des prélèvements sociaux.
La hausse par rapport au taux global antérieur de 30 % provient de l’évolution des prélèvements sociaux. La composante d’impôt sur le revenu reste fixée à 12,8 %, indépendamment de la tranche marginale d’imposition du contribuable.
Les revenus financiers perçus en 2026 seront déclarés au printemps 2027. À ce jour, le barème de l’impôt applicable aux revenus 2026 n’est pas encore définitif : il dépendra de la loi de finances pour 2027. Les tranches utilisées dans cet article sont donc des hypothèses pédagogiques qui devront être actualisées une fois le barème définitif publié.
De même, les numéros de cases mentionnés plus loin correspondent à la déclaration 2026 des revenus 2025. Ils devront être vérifiés lors de la publication des formulaires de la déclaration 2027.
Le barème progressif : une imposition liée aux revenus du foyer
Avec le barème progressif, les revenus financiers concernés s’ajoutent aux autres revenus imposables du foyer. Leur taxation dépend du supplément d’impôt qu’ils génèrent, et non du taux moyen affiché sur l’avis d’imposition.
Certains abattements et frais déductibles peuvent également modifier le résultat.
Pour comprendre le calcul des tranches et du taux marginal d’imposition, consultez notre guide sur la tranche d’imposition 2026.
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Quels revenus sont concernés par le choix entre flat tax et barème progressif ?
L’arbitrage porte principalement sur les revenus et gains de placements détenus hors des enveloppes bénéficiant d’un régime fiscal particulier.
Les revenus exonérés n’entrent pas dans la même comparaison que les dividendes ou les intérêts fiscalisés. De même, les revenus fonciers ne sont pas soumis au PFU de droit commun.
Pour approfondir les différences entre produits exonérés et enveloppes fiscalement avantageuses, consultez notre article sur le meilleur placement financier non imposable.
Quand le barème progressif peut-il être plus avantageux que la flat tax ?
Le résultat dépend notamment du niveau d’imposition du foyer, de la nature des revenus perçus et de l’existence d’abattements ou de déductions.
Les foyers faiblement imposés : comparer 11 % et 12,8 %
Pour des revenus financiers supplémentaires entièrement imposés dans une tranche à 0 % ou à 11 %, le barème peut réduire la part d’impôt sur le revenu par rapport au taux forfaitaire de 12,8 %.
Exemple
Un contribuable perçoit 10 000 € d’intérêts imposables en 2026. En supposant que cette somme reste intégralement dans une tranche à 11 % :
- Avec le PFU, l’impôt sur le revenu représente 1 280 €.
- Avec le barème, il représente 1 100 €.
L’écart atteint 180 €, avant les autres éléments susceptibles d’influer sur l’imposition définitive.
Cette comparaison n’est valable que si les 10 000 € restent entièrement dans la tranche supposée. Si leur ajout fait franchir un seuil, une partie sera imposée au taux supérieur.
Les dividendes : un abattement de 40 % sous conditions
Lorsqu’ils remplissent les conditions légales, les dividendes imposés au barème bénéficient d’un abattement de 40 % pour le calcul de l’impôt sur le revenu.
Pour 20 000 € de dividendes éligibles, la base soumise au barème est ainsi ramenée à 12 000 €.
Les prélèvements sociaux restent calculés sur les dividendes bruts concernés : l’abattement de 40 % ne réduit pas leur assiette.
Toutes les distributions ne sont pas éligibles. L’application de l’abattement dépend notamment du régime fiscal de la société distributrice et des conditions prévues par la réglementation.
Pour un dirigeant percevant des dividendes de sa société, il faut également distinguer leur fiscalité personnelle des éventuelles règles sociales propres à sa situation.
Les plus-values sur titres anciens : des abattements pour durée de détention
Certaines actions acquises ou souscrites avant le 1er janvier 2018 peuvent ouvrir droit à un abattement pour durée de détention lorsque la plus-value est soumise au barème progressif.
Dans le régime de droit commun, l’abattement atteint :
- 50 % pour des titres détenus depuis au moins deux ans et moins de huit ans ;
- 65 % pour des titres détenus depuis au moins huit ans.
Un abattement renforcé, pouvant atteindre 85 %, existe pour certaines cessions de titres de petites et moyennes entreprises, sous des conditions plus restrictives.
Ces abattements concernent l’impôt sur le revenu. Ils ne réduisent pas l’assiette des prélèvements sociaux. Les titres acquis à compter du 1er janvier 2018 n’ouvrent pas droit à ces abattements pour durée de détention.
Les conditions figurent dans l’article 150-0 D du Code général des impôts.
La note de Tanguy
"Un portefeuille ancien peut avoir été transféré plusieurs fois entre établissements financiers. Prenons des actions achetées en 2016, puis transférées sur un autre compte-titres en 2022. La date du transfert ne doit pas être confondue avec celle de l’achat initial. Retrouver les avis d’opération d’origine permet de justifier l’ancienneté des titres et, si les autres conditions sont remplies, l’application d’un abattement susceptible de modifier sensiblement l’imposition."
La CSG déductible et les frais de garde peuvent modifier le calcul
Lorsque certains revenus du patrimoine ou de placements sont soumis au barème progressif, une fraction de la contribution sociale généralisée (CSG) peut être déduite du revenu imposable, selon les règles applicables.
Pour les revenus concernés, cette fraction est de 6,8 % de l’assiette.
Exemple
Si 10 000 € de dividendes ouvrent droit à cette déduction, le montant déductible peut atteindre 680 €. Si cette déduction réduit intégralement des revenus imposés à 30 %, son incidence théorique sur l’impôt est de 204 €.
L’effet fiscal dépend toutefois de l’année au titre de laquelle la CSG est déductible et de la situation du contribuable. Il ne faut donc pas retrancher systématiquement 6,8 % du montant de l’impôt calculé.
Certains frais réels liés à la conservation ou à l’encaissement des revenus mobiliers, notamment les frais de garde de titres, peuvent également être déductibles au barème lorsqu’ils remplissent les conditions prévues. Les intérêts d’un emprunt contracté pour acheter des valeurs mobilières ne deviennent pas déductibles pour autant.
Flat tax ou barème progressif : quatre simulations pour comparer les montants
Les simulations suivantes portent sur des revenus financiers perçus en 2026 et déclarés en 2027.
Le barème définitif applicable à ces revenus n’étant pas encore connu, les tranches utilisées sont des hypothèses pédagogiques. Elles devront être actualisées après l’adoption de la loi de finances pour 2027.
Elles utilisent le taux global de droit commun de 31,4 % pour le PFU et des taux marginaux supposés pour le barème.
Hypothèses : contribuables domiciliés fiscalement en France, revenus supplémentaires intégralement imposés dans la tranche indiquée, absence d’autres revenus mobiliers soumis à l’option et absence de CEHR ou de CDHR.
Les calculs sont présentés hors effets de la CSG déductible, de la décote et des autres ajustements propres au foyer. Ils servent à comparer les mécanismes fiscaux, et non à établir un impôt définitif.
Pourquoi le barème peut-il être intéressant dans le dernier scénario ?
Pour une plus-value de 40 000 €, l’abattement de 65 % ramène la base imposable à l’impôt sur le revenu à 14 000 €.
Avec une tranche supposée de 30 % :
- L’impôt sur le revenu atteint 4 200 €.
- Les prélèvements sociaux, calculés sur la plus-value de 40 000 € avant abattement, représentent 7 440 €.
- Le total atteint 11 640 €, contre 12 560 € au PFU, dans les hypothèses retenues.
Dans cet exemple, l’abattement modifie le résultat malgré une tranche marginale de 30 %. Il reste à vérifier si le foyer a perçu d’autres revenus financiers soumis à la même option.
Pourquoi l’option pour le barème doit-elle être calculée sur l’ensemble du foyer ?
L’option exercée avec la case 2OP s’applique globalement aux revenus et gains mobiliers qui entrent dans son champ.
Elle ne permet pas de choisir le barème pour une plus-value et de conserver le taux forfaitaire sur des intérêts ordinaires perçus la même année.
Cas concret : un avantage sur une plus-value peut être annulé par l’imposition des intérêts
Prenons un contribuable dont les revenus financiers supplémentaires sont entièrement imposés dans une tranche à 30 %. Il réalise, la même année, une plus-value ancienne bénéficiant d’un abattement de 65 % et perçoit des intérêts bancaires imposables.
Hypothèses identiques aux simulations précédentes, hors CSG déductible et autres ajustements.
Dans cet exemple, l’avantage fiscal obtenu sur la plus-value ancienne ne compense pas le supplément d’impôt dû sur les intérêts. Le barème entraîne finalement 800 € de taxation supplémentaire, avant les autres ajustements fiscaux.
Quels documents réunir avant la simulation ?
La comparaison nécessite les informations transmises par tous les établissements détenant les placements concernés.
L’imprimé fiscal unique (IFU), remis par les banques et intermédiaires financiers, récapitule notamment les dividendes et intérêts versés. Pour les ventes de titres, les justificatifs d’achat et de cession permettent de vérifier les dates d’acquisition, les prix de revient et les gains réalisés.
Il faut également réunir les relevés des autres comptes-titres du foyer. Une opération réalisée auprès d’un courtier peut modifier le montant imposable calculé à partir des documents d’une autre banque.
La note de Tanguy
"Un couple peut détenir un compte-titres dans une banque traditionnelle et un second auprès d’un courtier en ligne. Si le premier compte présente 15 000 € de plus-values réalisées et le second 6 000 € de moins-values réalisées la même année, une simulation fondée uniquement sur le premier relevé surestime les gains nets à imposer. Les opérations doivent être rapprochées avant de comparer flat tax et barème, en vérifiant notamment la nature des titres et l’imputabilité des pertes."
Assurance-vie, PEA et PER : pourquoi la comparaison est différente
Assurance-vie : l’ancienneté du contrat et les dates de versement comptent
Les gains d’une assurance-vie ne suivent pas systématiquement le régime des dividendes ou des intérêts bancaires ordinaires.
Pour les produits attachés aux versements effectués depuis le 27 septembre 2017, la fiscalité dépend notamment de l’ancienneté du contrat et du montant des primes versées.
Après huit ans, certains gains peuvent bénéficier d’un taux forfaitaire d’impôt sur le revenu de 7,5 %, notamment dans la limite des règles applicables au seuil de 150 000 € de primes. Ce seuil s’apprécie sur l’ensemble des primes non remboursées détenues par l’assuré sur les contrats concernés, et non contrat par contrat. Au-delà, le taux de 12,8 % peut s’appliquer à la fraction concernée.
Un abattement annuel sur les gains imposables est également prévu après huit ans :
- 4 600 € pour une personne seule ;
- 9 200 € pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune.
Cet abattement est global : il s’applique à l’ensemble des contrats d’assurance-vie du contribuable.
Les prélèvements sociaux applicables aux contrats d’assurance-vie ordinaires restent généralement fixés à 17,2 % en 2026, ce qui les distingue du taux de droit commun de 18,6 % applicable à de nombreux autres revenus financiers.
Les produits attachés à des versements antérieurs au 27 septembre 2017 relèvent de règles spécifiques.
Pour examiner ces différences sans confondre capital retiré et gains imposables, consultez notre guide sur la fiscalité de l’assurance-vie ou notre simulateur de rachat d’assurance-vie.
PEA : une exonération d’impôt sur le revenu après cinq ans
Dans un plan d’épargne en actions (PEA), les dividendes et gains réinvestis ne sont généralement pas soumis immédiatement à l’impôt sur le revenu.
Après cinq ans, les gains compris dans les retraits sont en principe exonérés d’impôt sur le revenu. Ils restent soumis aux prélèvements sociaux, au taux de 18,6 % en 2026, sous réserve des règles historiques applicables à certaines fractions de gains des PEA anciens.
Une exception concerne les revenus de titres non cotés détenus dans le PEA : leur exonération d’impôt sur le revenu est plafonnée chaque année à 10 % de la valeur d’inscription de ces titres dans le plan.
Le choix entre un compte-titres ordinaire et un PEA doit donc être examiné avant l’achat des titres. Leurs différences concernent également les investissements accessibles et les conditions de retrait.
Notre comparatif PEA ou compte-titres détaille ces caractéristiques.
PER : distinguer les versements du capital récupéré
Le plan d’épargne retraite (PER) obéit à une logique différente : le traitement fiscal à la sortie dépend notamment du choix de déduire ou non les versements volontaires à l’entrée.
Lorsque les versements volontaires ont été déduits du revenu imposable, la part du capital récupéré correspondant à ces versements est, lors d’une sortie en capital, soumise au barème progressif de l’impôt sur le revenu, sans prélèvements sociaux.
Lorsque les versements n’ont pas été déduits, la part du capital correspondant à ces versements est exonérée d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.
Dans les deux cas, les gains générés par ces versements sont généralement soumis au PFU, soit 31,4 % en 2026.
Il serait donc incorrect d’appliquer uniformément la flat tax à l’intégralité d’un retrait sur un PER.
Deux situations patrimoniales qui nécessitent une analyse spécifique
Le retraité dont les revenus ont changé depuis son départ
À 66 ans, un ancien cadre dirigeant peut percevoir des pensions inférieures à ses derniers revenus professionnels tout en conservant un portefeuille financier important.
Son dernier avis d’imposition peut encore intégrer des salaires, une indemnité de départ ou d’autres revenus exceptionnels. Utiliser cet avis pour estimer l’imposition de ses futurs dividendes risque alors de fausser le calcul.
Il faut retenir les revenus correspondant à l’année de perception des gains financiers, et non prolonger automatiquement la situation fiscale antérieure.
Pour estimer la tranche applicable à une année donnée, notre simulateur de taux marginal d’imposition peut servir de point de départ, sous réserve d’utiliser le barème correspondant à l’année de revenus étudiée.
La note de Tanguy
"Pour un cadre qui a cessé son activité en septembre, l’année fiscale de transition peut encore contenir neuf mois de salaire, une indemnité de départ et quelques mois de pension. Utiliser ce niveau de revenus pour estimer la fiscalité des dividendes de l’année suivante peut conduire à une conclusion erronée. Il faut distinguer l’année du départ de la première année complète de retraite, puis comparer les deux régimes à partir des revenus attendus pour chacune de ces périodes."
Le dirigeant qui cède sa société au moment de son départ à la retraite
Certains dirigeants de petites et moyennes entreprises partant à la retraite peuvent bénéficier d’un abattement fixe de 500 000 € sur la plus-value de cession de leurs titres, pour le calcul de l’impôt sur le revenu, sous réserve de remplir les conditions légales.
Le dispositif est prévu par l’article 150-0 D ter du Code général des impôts.
Cet abattement peut être appliqué dans le cadre du PFU ou du barème progressif. Il ne se cumule pas avec les abattements proportionnels pour durée de détention et ne réduit pas l’assiette des prélèvements sociaux.
Le dirigeant doit notamment vérifier les conditions liées à ses fonctions dans la société, à la durée de détention des titres et au calendrier de cessation d’activité et de départ à la retraite.
La comparaison entre les deux régimes doit être réalisée sur la plus-value imposable après application des dispositions auxquelles il est effectivement éligible.
Une cession peut également avoir des conséquences sur les revenus futurs du dirigeant et l’organisation de son patrimoine. Notre guide consacré aux étapes de la vente d’une entreprise permet d’identifier les décisions à préparer en amont.
Comment choisir entre flat tax et barème progressif lors de la déclaration ?
La case 2OP permet d’exercer l’option globale
L’option pour le barème progressif s’effectue dans la déclaration annuelle de revenus n° 2042, en cochant la case 2OP.
En l’absence d’option, le PFU s’applique aux revenus et gains entrant dans son champ.
La case 2OP doit être vérifiée chaque année, notamment lorsqu’elle a été sélectionnée lors d’une déclaration précédente.
La loi de finances pour 2026 a supprimé le caractère irrévocable de l’option pour le barème, à compter de l’imposition des revenus 2026. Cette option reste annuelle et globale. Lorsqu’une déclaration a déjà été déposée, toute modification doit respecter les procédures et délais de correction ou de réclamation applicables.
Vérifier les montants préremplis et les acomptes déjà versés
Les banques et intermédiaires financiers transmettent à l’administration les informations relatives à certains revenus versés. Il reste nécessaire de contrôler les montants reportés dans la déclaration.
La déclaration des plus-values peut nécessiter le formulaire 2074. Les gains issus de ventes de titres ne sont pas nécessairement préremplis de manière exhaustive.
Le prélèvement de 12,8 % éventuellement effectué lors du versement des intérêts ou dividendes constitue généralement un acompte d’impôt sur le revenu. Il est pris en compte lors du calcul définitif, y compris lorsque le contribuable choisit le barème.
Le montant déjà retenu par la banque ne correspond donc pas nécessairement à l’impôt finalement dû.
Comparer les deux résultats avant de valider la déclaration
Une simulation doit intégrer les revenus mobiliers concernés, les plus-values nettes, les abattements applicables, les acomptes déjà versés et les autres éléments de la situation fiscale du foyer.
Le simulateur officiel de l’impôt sur le revenu permet de préparer cette comparaison pour l’année fiscale qu’il couvre.
Pour les revenus perçus en 2026, il faudra utiliser les règles et les outils correspondant à leur déclaration en 2027.
Lorsqu’un foyer détient plusieurs comptes-titres, des contrats d’assurance-vie anciens ou des participations dans une société, un audit patrimonial peut aider à identifier les opérations et documents à examiner avant un arbitrage.
Conclusion
Le choix entre flat tax et barème progressif dépend de la nature de vos revenus financiers, des abattements applicables et de la situation fiscale de votre foyer.
Le barème peut être préférable lorsque la tranche applicable aux revenus financiers supplémentaires est inférieure à 12,8 %, ou lorsque les abattements et déductions compensent une tranche plus élevée. La flat tax peut à l’inverse être plus avantageuse lorsque l’imposition au barème dépasse ce taux sans avantage suffisant pour compenser l’écart.
Mais l’option pour le barème étant globale, la comparaison doit porter sur l’ensemble des dividendes, intérêts et plus-values concernés du foyer. Avant de valider votre déclaration, réunissez donc les informations de vos différents établissements financiers et comparez les deux régimes pour l’année concernée.
Vous souhaitez examiner la fiscalité de vos placements dans le cadre de votre situation patrimoniale ? Prenez rendez-vous avec Rivaria Capital pour un premier échange offert et sans engagement.
FAQ
Peut-on demander à sa banque de ne pas prélever les 12,8 % d’impôt sur les intérêts ou les dividendes ?
Oui, sous conditions de revenu fiscal de référence.
Pour les intérêts, le revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année doit être inférieur à 25 000 € pour une personne seule ou 50 000 € pour un couple soumis à imposition commune.
Pour les dividendes, ces seuils sont respectivement de 50 000 € et 75 000 €.
La demande de dispense doit généralement être adressée à l’établissement payeur avant le 30 novembre de l’année précédant le versement.
Cette dispense concerne uniquement l’acompte d’impôt sur le revenu. Elle ne supprime ni l’obligation de déclarer les revenus ni les prélèvements sociaux applicables.
Comment éviter de payer deux fois l’impôt sur des dividendes étrangers ?
Un résident fiscal français qui perçoit des dividendes d’une société étrangère doit, en principe, les déclarer en France, même si une retenue à la source a déjà été effectuée dans le pays d’origine.
La convention fiscale conclue entre les deux pays peut prévoir un crédit d’impôt afin de limiter la double imposition.
Son montant dépend notamment des dispositions conventionnelles et des justificatifs disponibles. Selon la situation, la déclaration peut nécessiter le formulaire 2047, puis le report des revenus et crédits d’impôt dans les rubriques appropriées.
Il faut donc examiner le relevé du courtier et la convention applicable avant de déterminer le montant à déclarer.
Faut-il choisir le même régime fiscal que son conjoint ?
Pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune, l’option pour le barème progressif est exercée à l’échelle du foyer fiscal.
Les deux conjoints ne peuvent donc pas appliquer séparément le PFU et le barème à leurs revenus financiers ordinaires lorsqu’ils entrent dans le champ de l’option globale.
La simulation doit intégrer les revenus et gains concernés des deux personnes, y compris lorsqu’elles détiennent leurs placements auprès de banques différentes.
Une moins-value boursière peut-elle réduire l’impôt sur mes dividendes ?
Non. Une moins-value réalisée lors de la vente de valeurs mobilières ne peut pas être imputée sur des dividendes ou des intérêts bancaires.
Elle peut en revanche réduire certaines plus-values mobilières de même nature, dans les conditions prévues par la réglementation.
Les moins-values qui n’ont pas pu être utilisées peuvent être reportées pendant dix ans. Leur prise en compte suppose de vérifier les opérations concernées et les justificatifs disponibles.
La flat tax de 31,4 % est-elle le maximum d’impôt à payer sur les revenus financiers ?
Non. Le taux global de droit commun du PFU ne constitue pas nécessairement le coût fiscal total d’une opération.
La contribution exceptionnelle sur les hauts revenus peut notamment concerner les foyers dont le revenu fiscal de référence dépasse 250 000 € pour une personne seule ou 500 000 € pour un couple soumis à imposition commune.
D’autres dispositifs, dont la contribution différentielle sur les hauts revenus lorsqu’elle est applicable, peuvent également modifier l’imposition finale.
Ces contributions doivent être examinées séparément, particulièrement lorsqu’une vente de titres ou une opération patrimoniale entraîne un revenu exceptionnel.
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