Ouvrir un compte à Monaco : conditions, démarches et justificatifs
Par Tanguy Chevallier
CEO - Rivaria Capital
En résumé
- Résidents et non-résidents peuvent solliciter une banque monégasque. L’acceptation dépend de l’établissement, sauf pour les personnes qui remplissent les conditions légales du droit au compte.
- Les justificatifs portent notamment sur l’identité, le domicile, l’activité professionnelle, les ressources et l’utilisation prévue du compte.
- L’origine des fonds doit pouvoir être expliquée et documentée, particulièrement pour les opérations patrimoniales importantes.
- Les frais et les éventuels montants minimums varient selon l’établissement et les services recherchés.
- Détenir un compte à Monaco ne procure pas, à lui seul, un avantage fiscal et ne dispense pas des obligations déclaratives applicables.
Pour ouvrir un compte bancaire à Monaco, il faut choisir un établissement adapté à son profil, fournir les justificatifs demandés et documenter l’origine des fonds. Résidents et non-résidents peuvent solliciter une banque monégasque. L’acceptation dépend de l’établissement, sauf pour les personnes qui remplissent les conditions légales du droit au compte.
Pour un investisseur ou un particulier disposant d’un patrimoine international, la question ne consiste donc pas seulement à savoir comment ouvrir un compte à Monaco. Il faut également déterminer la place de cette relation bancaire dans l’organisation globale du patrimoine.
En amont, réaliser un bilan patrimonial permet notamment de faire le point sur ses liquidités, ses investissements et ses objectifs.
Qui peut ouvrir un compte bancaire à Monaco ?
Les banques monégasques peuvent examiner les demandes de profils très différents. Il faut toutefois distinguer l’ouverture classique d’un compte, soumise aux critères de chaque établissement, du droit au compte prévu par la législation monégasque pour certaines personnes.
En dehors du dispositif légal du droit au compte, le fait de pouvoir solliciter une banque ne garantit pas l’ouverture du compte. Dans tous les cas, l’établissement reste tenu d’effectuer les vérifications réglementaires applicables au dossier.
Le cas des non-résidents
Une personne domiciliée hors de Monaco peut ouvrir un compte auprès d’un établissement de la Principauté si celui-ci accepte son dossier.
La banque peut notamment examiner le pays de résidence, la situation fiscale, les services recherchés, les opérations prévues et la provenance des capitaux. Le seul statut de non-résident ne donne pas accès au droit au compte. Un non-résident peut toutefois en bénéficier s’il relève de l’une des catégories prévues par la loi, notamment s’il est de nationalité monégasque.
Le cas des entreprises et des entrepreneurs
Pour une entreprise, le dossier bancaire est distinct de celui d’un particulier. La banque examine notamment l’activité, les pays dans lesquels elle intervient, ses représentants, ses bénéficiaires effectifs et les flux financiers prévus.
Des documents relatifs à l’immatriculation, aux statuts et aux capitaux apportés peuvent être demandés. Certaines situations professionnelles ou sociétaires relèvent par ailleurs de dispositions spécifiques.
La note de Tanguy
"Pour un non-résident, le montant du patrimoine n’est pas le seul élément déterminant. La banque cherche aussi à comprendre pourquoi le client souhaite ouvrir un compte à Monaco et si les services demandés sont cohérents avec sa situation. Un dossier patrimonial important mais sans logique claire avec la Principauté peut donc nécessiter davantage d’explications qu’un dossier dont l’usage du compte est précisément documenté."
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Comment ouvrir un compte à Monaco ?
L’ouverture suit généralement plusieurs étapes. Leur déroulement exact dépend de l’établissement, des services recherchés et de la complexité du dossier.
1. Définir les services recherchés
Avant de contacter une banque, il faut déterminer l’usage du compte :
- recevoir des revenus ;
- effectuer des paiements et des virements ;
- conserver des liquidités ;
- réaliser des opérations internationales ;
- détenir plusieurs devises ;
- accéder à des services d’investissement ;
- bénéficier, si nécessaire, de services de banque privée.
Cette première étape permet de distinguer un besoin bancaire courant d’une relation patrimoniale plus complète.
2. Choisir le type d’établissement
Toutes les banques présentes à Monaco ne ciblent pas les mêmes clients.
Un établissement proposant des services bancaires courants peut répondre à un besoin de paiements ou de domiciliation de revenus. Une banque privée s’adresse davantage aux personnes souhaitant confier un patrimoine financier et accéder à des services de gestion ou d’investissement.
Il est donc utile de vérifier les services proposés, les critères d’admission et les éventuelles conditions d’avoirs avant de constituer le dossier.
3. Constituer le dossier
La banque transmet la liste des documents nécessaires à l’étude de la demande.
Les informations communiquées doivent être cohérentes sur l’identité, la résidence, l’activité professionnelle, les ressources et les opérations envisagées.
4. Documenter l’origine des fonds
L’établissement doit pouvoir comprendre la provenance des sommes qui seront déposées ou transférées.
Selon la situation, il peut demander des documents concernant une activité professionnelle, une vente immobilière, une succession, des investissements ou une cession d’entreprise.
5. Attendre la décision de la banque
L’établissement peut demander des informations complémentaires avant de rendre sa décision.
En cas d’acceptation, il reste à examiner la convention de compte, les services souscrits et les tarifs applicables.
Il n’existe pas de délai général garanti pour une ouverture bancaire classique. La durée dépend du dossier et des vérifications nécessaires.
Quels documents fournir pour ouvrir un compte à Monaco ?
Il n’existe pas de dossier documentaire universel applicable à toutes les banques et à tous les profils.
Pour une personne physique, les documents suivants constituent néanmoins une base fréquente :
Pour une société, des documents supplémentaires peuvent être nécessaires : statuts, justificatifs d’immatriculation, identité des représentants et informations sur les bénéficiaires effectifs.
Cette liste reste indicative. La banque peut demander des pièces complémentaires selon la situation du client et les opérations envisagées.
Comment justifier l’origine des fonds ?
Les banques monégasques sont soumises à des obligations de vigilance dans le cadre de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Ces contrôles réglementaires doivent être distingués des critères commerciaux propres à chaque établissement.
Origine du patrimoine et origine des fonds
L’origine du patrimoine correspond à la manière dont une personne a constitué sa fortune au fil du temps : revenus professionnels, création d’entreprise, héritage, investissements ou immobilier, par exemple.
L’origine des fonds correspond à la provenance précise des sommes qui seront déposées ou transférées sur le compte.
Un entrepreneur peut ainsi avoir constitué son patrimoine pendant vingt ans grâce à son entreprise, alors que les fonds transférés à Monaco proviennent précisément de la cession récente de cette société.
Cette distinction est notamment abordée par l’Autorité monégasque de sécurité financière dans son guide « Banque privée et gestion de patrimoine », publié en juillet 2024.
Les justificatifs selon la provenance des fonds
Ces documents constituent des exemples. Les pièces réellement demandées dépendent de l’établissement et du dossier.
La note de Tanguy
"Après une cession d’entreprise, l’acte de cession permet de justifier l’origine économique du capital, mais il ne retrace pas toujours son parcours bancaire. Si les fonds ont transité par plusieurs comptes, conserver le relevé d’encaissement du prix puis les justificatifs des virements successifs permet de documenter précisément leur provenance."
Quelles banques sont présentes à Monaco ?
Au 30 septembre 2026, la liste officielle publiée par la Commission de Contrôle des Activités Financières (CCAF) recense 24 établissements de crédit à Monaco.
La Principauté compte également une soixantaine de sociétés de gestion, ce qui lui confère une offre financière particulièrement développée au regard de sa taille.
Monaco accueille des établissements monégasques ainsi que des succursales de groupes bancaires étrangers.
Parmi les acteurs présents figurent notamment CMB Monaco, CFM Indosuez Wealth Management, UBS Monaco, BNP Paribas, LCL Monaco ou SG Monaco.
Les agences du Crédit Agricole présentes en Principauté relèvent du Crédit Agricole Provence Côte d’Azur et doivent être distinguées de CFM Indosuez Wealth Management.
Tous ne s’adressent pas aux mêmes profils. Certains proposent des services bancaires courants aux particuliers et aux entreprises, tandis que d’autres sont davantage positionnés sur la banque privée et la gestion de patrimoine.
Avant de choisir un établissement, il faut donc comparer les services proposés, les conditions d’admission et les tarifs.
Quels frais prévoir pour un compte bancaire à Monaco ?
À titre d’exemple, la grille tarifaire 2025 d’UBS Monaco prévoit des frais trimestriels de tenue de compte qui varient selon le montant moyen des avoirs détenus :
- 100 € par trimestre lorsque les avoirs moyens dépassent 1 million d’euros ;
- 200 € par trimestre lorsque les avoirs moyens sont compris entre 250 000 € et 1 million d’euros ;
- 500 € par trimestre lorsque les avoirs moyens sont inférieurs à 250 000 €.
La conservation des titres n’est pas comprise dans ces forfaits. Elle fait l’objet de frais distincts, compris entre 0,50 % et 0,75 % par an selon la valeur du portefeuille, avec un minimum de 2 000 € par an.
Pour les virements, la même grille indique un tarif de 0 € en ligne ou 25 € via la banque pour un virement SEPA, et de 5 € en ligne ou 50 € via la banque pour un virement SWIFT.
Ces montants sont indiqués hors taxes et donnent un ordre de grandeur des frais susceptibles de s’appliquer selon les services utilisés et le niveau d’avoirs détenus.
Quel montant minimum faut-il déposer ?
Il n’existe pas de montant minimum universel pour ouvrir un compte bancaire à Monaco.
Les conditions dépendent notamment du type d’établissement et des services recherchés. Un compte destiné aux opérations courantes ne répond pas aux mêmes critères qu’une relation de banque privée.
Les éventuels seuils d’avoirs relèvent de la politique commerciale de chaque établissement et ne sont pas toujours publiés. Pour mieux comprendre ces critères, consultez notre analyse du ticket d’entrée en banque privée.
Monaco, Suisse ou Luxembourg : quelles différences ?
Pour un investisseur, l’ouverture d’un compte à l’étranger peut répondre à un objectif de diversification bancaire, d’accès à certains services ou de gestion d’un patrimoine international.
Le choix dépend toutefois des besoins recherchés et des services effectivement accessibles.
- Monaco dispose notamment d’un écosystème développé autour de la banque privée et de la gestion patrimoniale.
- La Suisse peut être étudiée pour diversifier ses relations bancaires, accéder à des services multidevises ou à la gestion de fortune.
- Le Luxembourg dispose quant à lui d’un environnement patrimonial particulièrement développé autour de l’investissement et de l’assurance-vie.
Pour approfondir ces démarches, consultez les guides Rivaria Capital consacrés à l’ouverture d’un compte en Suisse et au Luxembourg.
Ces places financières ne sont pas interchangeables. Le choix doit être effectué en fonction du patrimoine, des services recherchés, des coûts et des obligations applicables.
Une réflexion plus large peut également être menée sur la manière de placer son argent à l’étranger, sans considérer qu’un pays constitue systématiquement une meilleure solution qu’un autre.
Compte bancaire à Monaco et fiscalité française
L’ouverture d’un compte bancaire à Monaco et le transfert de la résidence fiscale sont deux opérations distinctes.
Une personne peut détenir des liquidités ou des investissements à Monaco tout en restant fiscalement domiciliée dans un autre pays.
À l’inverse, une installation en Principauté ne signifie pas nécessairement que toute imposition dans le pays d’origine disparaît.
Pour un contribuable français, il faut principalement distinguer deux situations.
Vous restez résident fiscal français
Un résident fiscal français peut détenir un compte bancaire à Monaco. Il reste imposable en France sur l’ensemble de ses revenus selon les règles fiscales applicables à sa situation.
Les comptes ouverts, détenus, utilisés ou clos à Monaco doivent être déclarés à l’administration fiscale française à l’aide du formulaire n° 3916-3916 bis, joint à la déclaration annuelle de revenus. L’absence de déclaration peut notamment entraîner une amende de 1 500 € par compte non déclaré. Le délai de reprise de l’administration fiscale peut par ailleurs être porté à dix ans pour les comptes détenus à l’étranger non déclarés, lorsque le total des soldes de ces comptes a dépassé 50 000 € à un moment de l’année.
Cette obligation de déclaration du compte est distincte de l’imposition des revenus qu’il produit. Les intérêts, dividendes et autres revenus imposables perçus sur un compte ou des placements détenus à Monaco restent soumis à la fiscalité française.
La banque monégasque ne prélève pas elle-même l’impôt français dû par un résident fiscal français. Pour les intérêts et dividendes concernés, le contribuable doit notamment acquitter l’acompte d’impôt sur le revenu de 12,8 % ainsi que les prélèvements sociaux au plus tard le 15 du mois suivant leur perception. Le versement s’effectue à l’aide du formulaire n° 2778-SD pour les intérêts et du formulaire n° 2778-DIV-SD pour les dividendes.
Détenir ou transférer des capitaux à Monaco ne permet donc pas, à lui seul, d’échapper aux obligations déclaratives et fiscales françaises.
Vous êtes Français et vous vous installez à Monaco
Le cas d’un ressortissant français qui transfère sa résidence à Monaco obéit à des règles fiscales spécifiques.
En application de l’article 7 de la convention fiscale franco-monégasque du 18 mai 1963, les ressortissants français qui s’établissent à Monaco sont, sous réserve des exceptions prévues par la convention, imposés en France à l’impôt sur le revenu dans les mêmes conditions que s’ils étaient domiciliés en France, sur l’ensemble de leurs revenus.
La convention prévoit également des règles spécifiques en matière d’impôt sur la fortune immobilière (IFI). Les ressortissants français installés à Monaco depuis le 1er janvier 1989 sont soumis à l’IFI en France dans les conditions prévues par l’article 7, paragraphe 3, de la convention.
Il faut donc distinguer :
- l’obtention d’une résidence administrative à Monaco ;
- la détermination de la résidence fiscale ;
- la fiscalité applicable aux revenus et au patrimoine ;
- la localisation du compte bancaire.
Ces éléments peuvent être liés dans un projet d’installation, mais ils ne se confondent pas.
Ouvrir un compte à Monaco ne crée pas un avantage fiscal automatique
Détenir des fonds à Monaco peut répondre à un objectif de diversification bancaire, de gestion de liquidités ou d’investissement international.
La seule localisation du compte ne suffit toutefois pas à créer un avantage fiscal.
L’intérêt d’une relation bancaire monégasque doit donc être apprécié au regard des services proposés, de l’organisation du patrimoine et de la situation fiscale réelle du titulaire, et non à partir de la seule juridiction dans laquelle le compte est ouvert.
Les dépôts détenus à Monaco sont-ils protégés ?
Les dépôts détenus auprès des banques de Monaco sont couverts par le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR), dans les conditions prévues par le dispositif.
Pour les dépôts éligibles, la garantie couvre jusqu’à 100 000 € par déposant et par établissement. Ce plafond reste notamment fixé à 100 000 € lorsque les sommes proviennent de la cession d’une entreprise.
Certains dépôts exceptionnels à caractère temporaire peuvent toutefois bénéficier d’une protection renforcée pouvant atteindre 500 000 € pendant trois mois. C’est notamment le cas, sous conditions, de sommes provenant de la vente d’un logement ou d’une succession.
Les titres bénéficient par ailleurs d’une garantie distincte pouvant atteindre 70 000 € par client et par établissement en cas d’indisponibilité des instruments financiers. Cette garantie ne couvre pas les pertes liées à la baisse de valeur des investissements sur les marchés.
Pour des montants importants, répartir les liquidités entre plusieurs établissements peut donc permettre de limiter la part des dépôts dépassant le plafond de garantie applicable.
Que faire en cas de refus d’ouverture ?
En cas de refus d’ouverture, certaines personnes peuvent bénéficier du droit au compte prévu par la loi monégasque n° 1.492 du 8 juillet 2020, à condition notamment de ne disposer d’aucun compte de dépôt à Monaco.
Ce dispositif concerne cinq catégories :
- les personnes de nationalité monégasque, y compris lorsqu’elles résident à l’étranger ;
- les personnes physiques et les sociétés domiciliées à Monaco ;
- les personnes en cours d’installation à Monaco disposant du récépissé de leur demande de carte de séjour ;
- les sociétés en cours de constitution à Monaco ;
- les mandataires financiers des candidats à une élection.
Lorsqu’une personne ou une société éligible se voit refuser l’ouverture d’un compte, elle peut engager la procédure prévue par la loi afin qu’un établissement bancaire lui soit désigné.
Le droit au compte permet d’accéder à des services bancaires de base, mais ces services ne sont pas nécessairement gratuits. Il ne garantit pas non plus l’accès à une banque privée déterminée, à un crédit ou à des services de gestion de patrimoine.
Intégrer un compte monégasque dans sa stratégie patrimoniale
Ouvrir un compte bancaire et définir l’allocation de son patrimoine sont deux décisions complémentaires, mais différentes.
Un compte permet de conserver des liquidités, de recevoir des revenus et d’effectuer des opérations. Une stratégie patrimoniale doit ensuite déterminer quelle part du capital doit rester disponible, quelle part peut être investie et quels risques sont compatibles avec les objectifs du foyer.
Cette réflexion devient particulièrement importante après une cession d’entreprise, une succession, un départ à la retraite ou lorsque le patrimoine est réparti entre plusieurs pays.
Plusieurs paramètres doivent alors être examinés :
- La liquidité : les sommes qui doivent rester disponibles pour les dépenses et les projets à court terme.
- L’horizon d’investissement : la durée pendant laquelle une partie du capital peut être investie.
- Le risque : les fluctuations et les pertes potentielles compatibles avec les objectifs.
- La fiscalité : le traitement des placements selon la situation du titulaire.
- La transmission : l’organisation du patrimoine en fonction de la situation familiale.
La note de Tanguy
"Un dirigeant qui vient de céder son entreprise peut souhaiter déposer le produit de la vente dans une banque monégasque. Avant d’investir ce capital, il faut isoler les sommes nécessaires au paiement des impôts, aux projets prévus et aux dépenses des prochaines années. Le capital restant peut ensuite être réparti selon les objectifs, l’horizon d’investissement et le niveau de risque accepté. Le choix de la banque et l’allocation du patrimoine sont donc complémentaires, mais distincts."
Rivaria Capital intervient sur cette réflexion patrimoniale, en tenant compte de la situation personnelle, des objectifs et des contraintes du client. Mais le cabinet ne se substitue pas aux banques monégasques dans leur décision d’ouverture de compte.
Conclusion
Ouvrir un compte bancaire à Monaco est possible pour différents profils, y compris les non-résidents. Les conditions d’ouverture dépendent du profil du demandeur, des services recherchés et de l’établissement sollicité, certaines catégories bénéficiant par ailleurs d’un droit au compte prévu par la législation monégasque.
Les justificatifs d’identité et de ressources, la traçabilité des fonds, les frais et les éventuelles conditions d’avoirs doivent être examinés avant de choisir une banque.
Pour un particulier, un entrepreneur ou un investisseur disposant d’un patrimoine international, l’intérêt d’un compte monégasque doit également être apprécié au regard de la stratégie globale : diversification bancaire, liquidités, investissements et fiscalité.
Vous souhaitez organiser votre patrimoine dans le cadre d’un projet à Monaco ou à l’international ? Prenez rendez-vous avec un expert Rivaria Capital pour faire le point sur votre situation.
FAQ
Peut-on ouvrir un compte joint à Monaco avec son conjoint ?
Cela dépend des services proposés par l’établissement. Lorsqu’un compte joint est disponible, la banque examine la situation de chaque cotitulaire. Il convient également de vérifier les règles de fonctionnement du compte et les conséquences prévues en cas de séparation ou de décès.
Une double nationalité complique-t-elle l’ouverture d’un compte ?
La double nationalité ne constitue pas, à elle seule, un obstacle général à l’ouverture. Elle peut toutefois conduire la banque à demander des informations complémentaires, notamment sur les résidences fiscales et les obligations déclaratives du demandeur.
Peut-on ouvrir un compte à Monaco à distance ?
Les modalités varient selon les banques. Certaines étapes peuvent être réalisées à distance, tandis qu’un rendez-vous physique peut être demandé pour certains dossiers. Ce point doit être vérifié auprès de l’établissement sollicité, notamment pour un demandeur résidant à l’étranger.
Le compte reste-t-il ouvert si son titulaire quitte Monaco ?
Un changement de résidence n’entraîne pas automatiquement la fermeture du compte. Il doit toutefois être signalé à la banque, qui peut réexaminer les conditions de maintien de la relation en fonction du nouveau pays de résidence. Les informations fiscales et administratives doivent également être mises à jour.
Que devient un compte bancaire monégasque au décès de son titulaire ?
Les avoirs détenus sur le compte entrent dans le règlement de la succession. La banque peut demander les documents successoraux nécessaires avant d’autoriser certaines opérations ou le transfert des fonds. Les règles applicables dépendent notamment de la situation du défunt et des dispositions successorales concernées. La localisation du compte ne détermine pas, à elle seule, la fiscalité de la succession.
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