Comment investir intelligemment l’argent d’un héritage pour se mettre à l’abri ?

Que faire avec l’argent d’un héritage ? Méthode, placements, fiscalité et conseils pour investir intelligemment sans erreur.

13 févr. 2026

13 févr. 2026

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Recevoir un héritage représente une entrée de capital exceptionnelle, sans commune mesure avec l’épargne constituée progressivement au fil des années. Cette situation crée une difficulté spécifique : décider quoi faire d’une somme importante, reçue en une seule fois, parfois dans un contexte émotionnel délicat.

Investir intelligemment l’argent d’un héritage ne consiste pas à rechercher immédiatement les meilleurs placements, mais à transformer un capital ponctuel en stratégie patrimoniale durable, en tenant compte de sa situation personnelle, de son horizon de temps et de sa tolérance au risque.

Avant toute décision, un échange avec un conseiller en gestion de patrimoine indépendant permet de poser un cadre clair et d’éviter des choix irréversibles.

En résumé

  • Un héritage doit être intégré dans une stratégie patrimoniale globale, pas investi isolément.

  • La priorité n’est pas le rendement immédiat, mais la sécurité, la diversification et la cohérence.

  • Tous les types de placement ne répondent pas aux mêmes objectifs (liquidité, revenus, long terme).

  • La fiscalité, les prélèvements sociaux et le risque de perte en capital doivent être anticipés.

  • Il n’existe pas de placement universellement “meilleur” après une succession : il existe une stratégie d’investissement adaptée à un profil.

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Pourquoi investir intelligemment l’argent d’un héritage ?

Un héritage se distingue de l’épargne classique par trois caractéristiques majeures :

  • Il est reçu en une seule fois : la tentation d’investir “en bloc” est forte.

  • Il n’a pas été constitué progressivement : il peut manquer une “habitude” de volatilité ou d’illiquidité.

  • Il intervient souvent dans un contexte émotionnel : l’urgence n’est pas financière, elle est parfois psychologique.

Avant de faire fructifier le capital, il est utile de clarifier une question : à quoi doit servir cet héritage ?

En pratique, on retrouve souvent 4 usages possibles, qui peuvent coexister :

  • sécuriser l’équilibre du foyer (matelas de sécurité),

  • financer un projet (résidence principale, études, transition pro),

  • construire un capital à long terme (marchés financiers),

  • créer ou renforcer un patrimoine immobilier (direct ou SCPI).

La note de Tanguy
"
Après un héritage, le principal risque n’est pas de rater une opportunité de marché, mais de prendre une décision définitive avec une information incomplète. Laisser une partie du capital en attente quelques mois n’est jamais une erreur. Investir trop vite dans un support mal compris peut l’être durablement."

Exemple de répartition pour investir intelligemment l’argent d’un héritage

⚠️ Ce tableau illustre des logiques d’allocation, et non des recommandations personnalisées. La répartition dépend toujours de la situation, des objectifs et du niveau de risque accepté.

Objectif patrimonial

Type de placement

Horizon

Rôle dans la stratégie

Points de vigilance

Sécurité / disponibilité

Épargne de précaution (supports liquides)

Court terme

Faire face aux imprévus, éviter les arbitrages forcés

Rendement limité, rôle purement défensif

Stabilité du capital

Fonds en euros (contrats d’assurance)

Moyen / long terme

Socle sécurisé du capital investi

Rendement modéré, dépend du contrat

Faire fructifier le capital

Unités de compte (marchés financiers)

Long terme

Recherche de performance sur la durée

Risque de perte en capital, volatilité

Revenus complémentaires

SCPI (sociétés civiles de placement immobilier)

Long terme

Génération de revenus réguliers

Liquidité limitée, fiscalité et prélèvements sociaux

Patrimoine tangible

Immobilier en direct

Long terme

Construction d’un patrimoine immobilier

Gestion locative, concentration du risque

Structuration / transmission

Société civile

Long terme

Organisation et cohérence patrimoniale

Coût, formalisme juridique

Souplesse fiscale

Enveloppes adaptées (contrats d’assurance)

Variable

Optimisation de la fiscalité et arbitrages

Choix du contrat déterminant

Comment lire ce tableau

  • Un héritage ne doit pas être investi sur une seule ligne : chaque bloc répond à un usage différent.

  • La logique n’est pas le rendement maximal, mais l’équilibre entre liquidité, performance et protection.

  • Tous les capitaux hérités n’ont pas vocation à être investis immédiatement ni de la même façon.

La note de Tanguy
"Un tableau d’allocation n’est jamais une fin en soi. Il sert à visualiser les usages du capital, pas à figer une stratégie. Dans la réalité, la bonne répartition est celle que l’on peut faire évoluer sans stress, en fonction de sa vie et non des marchés."

Cas pratique : que faire d’un héritage de 300 000 € ?

Prenons le cas d’un cadre dirigeant de 48 ans recevant 300 000 € nets, propriétaire de sa résidence principale, dispose d’un crédit professionnel en cours et souhaite préparer des revenus complémentaires à 60 ans.

Sa première décision n’est pas d’investir. Elle est de segmenter.

  1. 40 000 € sont laissés en liquidités sécurisées pour absorber toute variation de trésorerie personnelle ou professionnelle.

  2. 100 000 € sont placés sur un contrat d’assurance-vie avec un socle en fonds en euros pour stabiliser le capital.

  3. 110 000 € sont orientés vers des unités de compte internationales pour rechercher de la performance à long terme.

  4. 50 000 € sont investis en SCPI afin de commencer à générer un revenu futur partiellement décorrélé des marchés financiers.

Résultat : le capital est structuré par usage, pas par produit.

Parfait. Voici un deuxième cas pratique, avec un profil très différent pour montrer que la logique d’allocation dépend avant tout de la situation personnelle.

Cas pratique : héritage de 120 000 € pour un jeune actif de 32 ans

Prenons un autre cas, celui d’un cadre salarié, locataire, épargne mensuelle régulière, pas d’enfant, objectif d’achat immobilier dans 5 à 7 ans. Montant reçu : 120 000 € net.

  1. Sécuriser la base : 15 000 € sont conservés sur des supports totalement liquides (Livret A / LDDS) pour couvrir 8 à 10 mois de dépenses.
    L’objectif est d’éviter toute vente d’actifs en cas d’imprévu ou de changement professionnel.

  2. Préparer le projet immobilier : 60 000 € sont placés sur un contrat d’assurance-vie prudent (majorité fonds en euros) avec un horizon de 5 ans.
    Le capital reste disponible pour constituer un apport immobilier, tout en cherchant un rendement supérieur à celui des livrets réglementés.

  3. Investir pour le long terme : 45 000 € sont investis progressivement en unités de compte diversifiées (ETF monde, actions internationales) avec un horizon de 15 à 20 ans. L’objectif n’est pas la spéculation, mais la capitalisation.

Étape 1 – Sécuriser une épargne de précaution

Avant toute recherche de performance, la première étape consiste à sécuriser une épargne de précaution.

L’objectif n’est pas de “placer” l’argent, mais de préserver une base financière stable, indispensable avant d’engager le capital hérité sur des supports plus exposés.

Cette épargne permet notamment de garantir :

  • la continuité du niveau de vie, en couvrant les dépenses courantes sans dépendre des marchés ou des placements investis,

  • la capacité à absorber un imprévu, qu’il s’agisse d’un aléa professionnel, familial ou matériel,

  • la liberté de ne pas vendre un placement au mauvais moment, en évitant des arbitrages contraints en période défavorable.

Check-list simple (à adapter à chaque situation)

  • Dépenses courantes couvertes sur plusieurs mois, afin d’assurer la stabilité financière du foyer sans tension de trésorerie,

  • Dépenses probables à 12–24 mois (travaux, changement de véhicule, impôts, aides familiales), pour anticiper les besoins sans désinvestir,

  • Remboursement de dettes coûteuses, lorsque leur charge pèse inutilement sur le budget ou limite la capacité d’investissement.

Le capital non mobilisé à court terme peut ensuite devenir du capital investi, dans une logique plus long terme et plus structurée.

Étape 2 – Définir une stratégie patrimoniale adaptée

Cette étape conditionne l’ensemble des décisions à venir. Une stratégie patrimoniale ne se résume pas à choisir des placements, mais à définir un cadre cohérent dans lequel le capital hérité va s’inscrire.

Elle repose sur plusieurs éléments structurants :

  • L’horizon de placement (court, moyen ou long terme), qui détermine le degré d’exposition possible aux marchés financiers et la nature des supports à privilégier,

  • L’objectif poursuivi, qu’il s’agisse de faire fructifier le capital, de générer des revenus complémentaires ou de préparer une transmission future,

  • La tolérance au risque, c’est-à-dire la capacité réelle à accepter un risque de perte en capital sans remettre en cause la stratégie lors des phases défavorables,

  • Le patrimoine existant, afin d’éviter les déséquilibres (par exemple un patrimoine déjà très immobilier ou, au contraire, très exposé aux marchés financiers).

Étape 3 – Choisir les bons types de placement

Investir sur les marchés financiers

Les marchés financiers permettent d’exposer une partie du capital hérité à des actifs dynamiques sur le long terme, avec un potentiel de performance supérieur à celui des placements purement sécurisés

Cette exposition implique toutefois un risque de perte en capital à court terme, qui doit être pleinement accepté avant toute décision.

L’enjeu principal n’est donc pas de savoir s’il faut investir ou non sur les marchés financiers, mais comment s’y exposer de manière maîtrisée :

  • Investir progressivement plutôt qu’en une seule fois, afin de lisser les points d’entrée et de réduire l’impact d’une mauvaise fenêtre de marché,

  • Construire une allocation cohérente, en répartissant le capital entre différentes classes d’actifs et niveaux de risque,

  • Distinguer supports sécurisés et supports dynamiques, pour amortir la volatilité tout en conservant un potentiel de croissance sur la durée.

Cette approche permet d’intégrer les marchés financiers dans une stratégie d’investissement globale, sans transformer l’héritage en pari de court terme.

Un héritage bien investi est rarement celui qui affiche la meilleure performance à court terme. 

Il est surtout celui qui :

  • protège la stabilité financière, en évitant les décisions irréversibles,

  • diversifie intelligemment, en répartissant le capital entre plusieurs moteurs,

  • reste compatible avec la psychologie de l’investisseur, condition essentielle pour tenir la stratégie dans la durée.

Dans les contrats d’assurance vie, cette exposition passe généralement par :

  • le fonds en euros (poche sécurisée, utile pour stabiliser),

  • des unités de compte (UC), qui portent la volatilité des marchés financiers.

L’équilibre fonds euros / unités de compte dépend de l’horizon et de la capacité à tenir la stratégie. Le fonds en euros n’est pas “inutile” : il sert souvent de socle, de réserve d’opportunités et d’amortisseur. 

Pour approfondir ce point, il peut être utile de comprendre quel est le meilleur ETF à choisir selon sa stratégie.

Investir dans l’immobilier et les SCPI

Le patrimoine immobilier est souvent envisagé après un héritage, car il paraît tangible et rassurant. 

Deux voies existent :

1) Immobilier en direct

  • Avantage : contrôle de l’actif, possibilité de levier, valorisation potentielle.

  • Contraintes : gestion locative, travaux, vacances, fiscalité, temps consacré.

  • Risque : concentration sur un seul bien, une seule zone, un seul locataire.

2) SCPI (sociétés civiles de placement immobilier)

  • Avantage : mutualisation (plusieurs immeubles, plusieurs locataires), gestion déléguée.

  • Contraintes : liquidité moins immédiate, frais, revenus soumis à fiscalité et prélèvements sociaux selon le cadre applicable.

  • Risque : une SCPI reste un placement immobilier avec des risques (marché, vacance, revalorisation).

Le bon choix dépend souvent de la disponibilité de temps (gestion locative), de l’appétence pour l’immobilier, et de la recherche de revenus réguliers ou non.

Structurer via une société civile

La société civile immobilière n’est pas un “passage obligé”, mais elle peut être pertinente dans certains cas :

  • organisation d’un patrimoine immobilier à plusieurs (famille),

  • détention et transmission,

  • clarification des règles de gestion.

Elle doit être envisagée pour un objectif précis (transmission, gouvernance), pas uniquement “par principe”. Le coût, la gestion et les contraintes juridiques doivent être mis en balance avec l’intérêt patrimonial.

Avant d’opter pour une société civile, il peut être utile de comparer cette structure avec d’autres solutions d’investissement immobilier indirect, comme expliqué dans cet article sur la différence entre SCI et SCPI.

La note de Tanguy
"Diversifier ne signifie pas multiplier les placements, mais répartir le capital entre des usages différents : liquidité, rendement, protection. Un héritage mal investi est souvent concentré sur un seul type de placement, choisi pour de mauvaises raisons, alors qu’il devrait servir plusieurs objectifs patrimoniaux distincts."

Étape 4 – Utiliser les bonnes enveloppes et la fiscalité

Après une succession, la question n’est pas seulement “où investir”, mais dans quelle enveloppe investir. 

Les contrats d’assurance (selon leur nature) sont souvent utilisés pour :

  • loger un capital investi de manière diversifiée,

  • combiner fonds en euros et unités de compte,

  • accéder à une fiscalité potentiellement plus douce dans certains cadres.

La fiscalité et les prélèvements sociaux impactent la performance nette. 

Un investissement peut sembler attractif en brut, mais moins en net si :

  • il génère des revenus fortement fiscalisés,

  • il multiplie les frottements (frais, fiscalité, arbitrages).

À ce stade, il est utile d’avoir une logique simple :

  • enveloppes liquides pour le court terme,

  • enveloppes adaptées à l’investissement long terme,

  • diversification des moteurs (marchés financiers, immobilier, etc.).

Étape 5 – Gérer le temps et le risque

Le temps est un outil stratégique après un héritage.

Plutôt que d’investir 100 % du capital immédiatement, une approche progressive permet :

  • de lisser les points d’entrée sur les marchés financiers,

  • de réduire l’impact d’une mauvaise fenêtre de marché,

  • d’ajuster en fonction des projets et de la réalité du budget.

Cette progressivité est particulièrement utile lorsque l’héritage représente un capital très supérieur à l’épargne habituelle. Elle évite de transformer une décision patrimoniale en pari de timing.

La note de Tanguy
"Un héritage n’est pas une opportunité de “coup financier”. La performance durable repose sur la discipline, la progressivité et la cohérence. Le bon investissement est celui que l’on comprend, que l’on accepte et que l’on conserve dans la durée."

Conclusion

Investir intelligemment l’argent d’un héritage repose sur une méthode, et non sur la recherche du meilleur placement du moment.

Sécuriser, structurer, diversifier et optimiser dans cet ordre permet de transformer un capital hérité en patrimoine durable, adapté à ses objectifs.

Transformer un héritage en patrimoine cohérent nécessite une vision globale. Un rendez-vous avec un expert Rivaria Capital permet de construire une stratégie d’investissement adaptée à votre situation personnelle.

FAQ

Où placer son argent après un héritage ?

Après avoir sécurisé une épargne de précaution, dans des placements cohérents avec l’horizon et le risque accepté.

Quel est le meilleur moyen d’investir l’argent d’un héritage ?

Une stratégie d’investissement progressive et diversifiée, avec une enveloppe adaptée et une maîtrise du risque de perte en capital.

Quel est le meilleur placement pour une succession ?

Il n’existe pas de meilleur placement universel : le bon placement dépend du type de placement recherché (liquidité, revenus, long terme) et du patrimoine existant.

Comment utiliser une bonne somme d’héritage ?

En la répartissant entre sécurité, projets à court terme, capital investi à long terme et diversification (marchés financiers / patrimoine immobilier).

Que faire avec l’argent d’un héritage ?

Prendre le temps d’analyser, éviter les décisions irréversibles, puis investir progressivement.

Où épargner l’argent d’un héritage ?

Sur une combinaison de supports de court terme (liquidité) et de long terme (capital investi), selon la stratégie patrimoniale.

Tanguy Chevallier
Tanguy Chevallier
Tanguy Chevallier

Conseiller en investissements

Passionné par l’investissement, j’ai été formé comme Ingénieur en Finance avant de devenir Conseiller en Gestion de Patrimoine.

Depuis plus de 5 ans, j’accompagne des particuliers à construire un patrimoine réellement aligné avec leur situation, leurs objectifs et leur manière de vivre.

Je suis convaincu d’une chose : un bon conseil financier doit être compréhensible, sur-mesure… et toujours guidé par l’intérêt du client, pas celui du produit.