Investir pour sa retraite : construire un complément de revenu durable et adapté à vos objectifs

Quel capital faut-il pour compléter sa retraite ? PER, assurance vie, immobilier : analyse claire des solutions, de la fiscalité et du revenu réellement perçu.

6 févr. 2026

6 févr. 2026

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Les régimes de retraite obligatoires assurent rarement le maintien du niveau de vie une fois l’activité professionnelle terminée. Pour beaucoup, la pension future couvrira les dépenses courantes, mais laissera peu de marge de manœuvre.

Inflation, allongement de l’espérance de vie, évolution des règles : la retraite n’est plus un horizon figé, mais un projet à construire dans le temps, avec des arbitrages patrimoniaux à faire bien avant le départ.

Investir pour sa retraite ne consiste pas à choisir “le meilleur placement”, mais à combiner intelligemment plusieurs solutions – financières et immobilières – afin de créer un complément de revenu régulier, fiscalement maîtrisé et aligné avec vos objectifs patrimoniaux.

Avant de définir une stratégie d’investissement, il est essentiel de connaître précisément vos droits actuels. Vous pouvez commencer par estimer votre situation grâce à notre simulateur de droits à la retraite.

À retenir

  • Investir pour sa retraite répond à un objectif clair : créer un complément de revenu à long terme.

  • Il n’existe pas de placement unique, mais une combinaison de solutions (épargne financière, immobilier, produits dédiés).

  • La fiscalité joue un rôle central, mais ne doit jamais être le seul critère de décision.

  • Plus l’horizon est long, plus la diversification et l’exposition aux unités de compte prennent du sens.

  • Une stratégie retraite efficace s’inscrit dans l’ensemble des objectifs patrimoniaux.

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Les grands piliers pour investir pour sa retraite

Tableau comparatif des principaux outils pour investir pour sa retraite

Les montants présentés ci-dessous sont volontairement indicatifs.

Ils reposent sur des hypothèses moyennes (rendement, fiscalité, durée de détention) et visent à donner des ordres de grandeur, non des résultats garantis ou personnalisés.

Objectif de revenu

Support principal

Revenu perçu

Capital estimé

Remarque clé

300 €/mois

Assurance vie (rachats)

Quasi net après 8 ans

90 000 – 110 000 €

Fiscalité allégée, grande souplesse

300 €/mois

SCPI (en direct)

Brut fiscalisé

100 000 – 120 000 €

Revenus réguliers mais imposés

1 000 €/mois

Mix AV + SCPI

Net partiel

320 000 – 380 000 €

Bon équilibre revenu / souplesse

1 000 €/mois

Immobilier locatif

Net après charges

350 000 – 400 000 €

Dépend fortement du mode de détention

Ce tableau illustre un point fondamental souvent rappelé par le Conseil supérieur du notariat : aucun outil ne répond à tous les objectifs, mais chacun peut remplir un rôle précis dans une stratégie globale.

L’épargne financière dédiée à la retraite

Le Plan d’Épargne Retraite (PER)

Le PER est un outil spécifiquement conçu pour préparer un revenu complémentaire à la retraite

Il permet :

  • de déduire les versements de l’impôt sur le revenu (dans certaines limites),

  • d’investir sur des supports variés, notamment en unités de compte,

  • de récupérer l’épargne sous forme de capital, de rente ou d’un mix des deux.

Son intérêt dépend fortement de votre tranche marginale d’imposition et de votre horizon de placement.

L’assurance vie

L’assurance vie reste un pilier incontournable de l’épargne pour sa retraite :

  • grande souplesse de versement,

  • fiscalité avantageuse dans le temps,

  • possibilité de générer un complément de revenu via des rachats programmés.

Elle s’intègre aussi bien avant qu’après le départ à la retraite, contrairement à d’autres produits plus rigides.

L’investissement immobilier comme complément de revenu

L’immobilier locatif

L’investissement immobilier locatif permet de percevoir des loyers réguliers, potentiellement indexés sur l’inflation. Il constitue fréquemment un socle de revenus à la retraite, mais surtout un outil de constitution de patrimoine sur le long terme.

Son principal intérêt réside dans l’utilisation du levier du crédit : l’investisseur mobilise un capital limité et s’appuie sur l’endettement pour acquérir un actif financé en grande partie par les loyers. 

Cette mécanique permet de se constituer un patrimoine significatif sans immobiliser une épargne importante dès le départ, ce qui serait rarement optimal en approche “tout en cash”.

À condition toutefois d’anticiper :

  • la fiscalité applicable aux revenus et à la détention,

  • la gestion locative (temps, coûts, délégation),

  • les périodes de vacance, les travaux et les aléas opérationnels.

Les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier)

Les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) offrent un accès à l’immobilier sans gestion directe. 

Elles permettent :

  • de percevoir des revenus locatifs,

  • de mutualiser les risques,

  • d’investir à partir de montants plus accessibles.

Les SCPI peuvent être détenues en direct, via un contrat d’assurance-vie, ou intégrées à une stratégie globale retraite.

La note de Tanguy
“Je constate souvent que l'erreur n'est pas le choix du support, mais le mauvais rôle qu'on lui attribue. Un PER n'est pas une assurance-vie, et l'immobilier ne remplace pas une épargne financière liquide. Chaque outil a une fonction précise dans la préparation de la retraite. C'est pourquoi il est essentiel de raisonner en revenus nets réels, après fiscalité, prélèvements sociaux et charges, plutôt que de s'appuyer sur des rendements théoriques qui ne reflètent jamais exactement ce que l'on percevra.”

La fiscalité : un levier majeur… mais à manier avec méthode

La fiscalité joue un rôle central dans toute stratégie visant à investir pour sa retraite. Les dispositifs existants ont été conçus par le législateur pour orienter l’épargne longue, mais ils répondent à des logiques différentes selon le moment de l’effort (pendant la vie active) et celui de la perception (à la retraite).

Les services de l’administration fiscale (impots.gouv.fr) rappellent que les produits retraite obéissent à une logique de différé d’imposition : l’avantage fiscal est souvent accordé à l’entrée, mais la sortie est partiellement ou totalement imposée. C’est notamment le cas du PER, dont l’intérêt est maximal pour les contribuables fortement imposés aujourd’hui et anticipant une baisse de leurs revenus demain.

À l’inverse, l’assurance vie repose sur une fiscalité adoucie dans le temps, avec un régime favorable après huit ans, et une grande liberté de sortie (dépendamment des supports qui la constitue). 

Selon les publications pédagogiques de la Banque de France, cette souplesse explique pourquoi l’assurance vie reste le placement préféré des Français pour préparer des projets de long terme, retraite comprise.

La clé n’est donc pas de “payer moins d’impôts”, mais de payer l’impôt au bon moment, avec un niveau de revenus maîtrisé pour justement limiter la taxation.

Comment combiner les solutions pour préparer sa retraite ?

Investir pour sa retraite implique rarement de choisir entre immobilier et produits d’épargne. 

La logique est plutôt la suivante :

  • des produits financiers pour la souplesse et l’ajustement dans le temps,

  • de l’immobilier pour générer un complément de revenu plus tangible,

  • une allocation qui évolue avec l’âge et la situation professionnelle.

La cohérence d’ensemble prime sur la performance ponctuelle d’un placement.

Transformer son capital en revenus : un point souvent sous-estimé

Accumuler un capital est une étape. Le convertir en complément de revenu durable en est une autre. 

À la retraite, plusieurs leviers existent :

  • rachats programmés sur assurance vie,

  • loyers nets d’un bien immobilier,

  • distributions via une SCPI,

  • rente viagère partielle sur PER.

Le site service-public.fr rappelle que le choix du mode de sortie peut avoir un impact significatif sur la fiscalité, les prélèvements sociaux et la transmission. Une mauvaise structuration peut entraîner une érosion rapide du capital, même avec un montant élevé au départ.

La note de Tanguy
Le vrai sujet n’est pas d’avoir un capital à la retraite, mais de savoir dans quel ordre l’utiliser.
En pratique, je vois souvent des retraités activer tous leurs revenus en même temps. C’est rarement optimal. Mieux vaut hiérarchiser : commencer par les revenus incompressibles, puis déclencher progressivement les rachats ou les compléments, en fonction du niveau de vie réel et de la fiscalité.

Revenu net à la retraite : ce qu’il faut vraiment regarder

Quand on investit pour sa retraite, le revenu affiché n’est pas le revenu réellement disponible. Fiscalité, prélèvements sociaux et mode de sortie peuvent réduire significativement le montant perçu. Deux stratégies générant le même revenu brut peuvent aboutir à des niveaux de vie très différents. 

Comme le rappellent la Banque de France et service-public.fr, l’objectif n’est pas de maximiser un capital théorique, mais de sécuriser un revenu net durable, adapté à la durée réelle de la retraite.

Exemples chiffrés : quel effort pour quel revenu à la retraite ?

Les montants évoqués lorsqu’on parle de rente mensuelle doivent toujours être analysés avec prudence

Un même capital peut produire des revenus très différents selon le support utilisé, la fiscalité applicable et le rythme de consommation choisi. 

Les publications pédagogiques de la Banque de France rappellent que le taux de retrait est un paramètre au moins aussi important que le rendement affiché.

Obtenir 300 € de complément de revenu mensuel

Un revenu de 300 € par mois correspond à environ 3 600 € par an.

Avec un taux de rendement prudent de 3 à 4 %, il faut envisager un capital compris entre 90 000 € et 120 000 €.

Ce chiffre doit toutefois être ajusté en fonction :

  • de la fiscalité du support (PER, assurance vie, SCPI, immobilier),

  • du mode de sortie (capital, rachats programmés, rente),

  • et du moment de déclenchement (immédiatement à la retraite ou de façon progressive).

À revenu affiché identique, la fiscalité et les prélèvements sociaux peuvent conduire à des efforts de sortie du capital très différents selon le support utilisé..

Obtenir 1 000 € par mois : attention aux raccourcis

Un complément de 1 000 € par mois, soit 12 000 € par an, implique généralement un capital compris entre 300 000 € et 400 000 €, sur la base d’un taux de retrait annuel raisonnable.

Mais ce raisonnement devient trompeur s’il ne tient pas compte :

  • de la tranche d’imposition à la retraite,

  • des prélèvements sociaux,

  • et de la durée probable de perception du revenu.

Un capital utilisé trop rapidement peut générer un bon revenu durant quelques années… puis s’épuiser prématurément. À l’inverse, un taux de retrait trop conservateur peut conduire à une sous-consommation inutile du patrimoine.

Ces montants sont donc des ordres de grandeur, jamais des objectifs figés.

La note de Tanguy
“La vraie question n’est pas « combien faut-il de capital ? », mais comment le revenu sera consommé dans le temps. La retraite s’étale souvent sur vingt à trente ans, avec des besoins qui évoluent. Une stratégie pertinente consiste à organiser des sources de revenus successives : certaines dès le départ, d’autres plus tard. Cette approche permet de lisser la fiscalité, d’ajuster le niveau de vie réel et d’éviter de figer une stratégie autour d’un chiffre théorique qui ne correspondra jamais exactement à la réalité.”

Capital nécessaire selon le support et le revenu visé

Les estimations ci-dessous reposent sur des hypothèses prudentes (taux de retrait de 3 à 4 %) telles que recommandées dans les publications pédagogiques de la Banque de France. Elles doivent toujours être ajustées à la fiscalité réelle de l’épargnant.

Objectif de revenu

Support principal

Revenu perçu

Capital estimé

Remarque clé

300 €/mois

Assurance vie (rachats)

Quasi net après 8 ans

90 000 – 110 000 €

Fiscalité allégée, grande souplesse

300 €/mois

SCPI (en direct)

Brut fiscalisé

100 000 – 120 000 €

Revenus réguliers mais imposés

1 000 €/mois

Mix AV + SCPI

Net partiel

320 000 – 380 000 €

Bon équilibre revenu / souplesse

1 000 €/mois

Immobilier locatif

Net après charges

350 000 – 400 000 €

Dépend fortement du mode de détention

Ce tableau met en évidence un point souvent négligé : ce n’est pas le capital brut qui compte, mais le revenu réellement disponible, après fiscalité et prélèvements sociaux.

Pourquoi investir pour sa retraite le plus tôt possible ?

Le temps est l’allié principal de l’épargnant. Investir tôt permet :

  • de lisser les points d’entrée sur les marchés,

  • de bénéficier pleinement de la capitalisation,

  • d’accepter une part de volatilité plus élevée au départ, puis de sécuriser progressivement.

  • de profiter du levier bancaire sur un horizon long, ce qui facilite la constitution d’un patrimoine sans immobiliser immédiatement un capital important.

À l’inverse, une préparation tardive oblige souvent à des efforts d’épargne plus importants ou à des choix plus contraints.

Comment faire évoluer sa stratégie retraite dans le temps ?

Investir pour sa retraite n’est pas une décision figée. Une stratégie pertinente évolue en fonction :

  • de l’âge,

  • de la stabilité professionnelle,

  • de la fiscalité,

  • et du patrimoine déjà constitué.

Dans les premières années de carrière, l’accent est souvent mis sur la croissance du capital, avec une exposition plus importante aux actifs dynamiques. À mesure que la retraite approche, la priorité bascule vers la sécurisation et la transformation du capital en revenus.

Des économistes spécialisés dans l’épargne longue soulignent que le rendement réel d’un patrimoine dépend autant des arbitrages dans le temps que du choix initial des supports.

La note de Tanguy
“Sur le terrain, je vois régulièrement des PER ouverts “par réflexe fiscal”, sans réflexion sur la sortie. Concrètement : un cadre à 41 % qui verse massivement sur un PER, mais part à la retraite avec d’autres revenus (immobilier, dividendes) et se retrouve imposé bien plus que prévu. Avant chaque versement important, je recommande de simuler la fiscalité de sortie, pas seulement l’économie d’impôt immédiate.”

Conclusion

Investir pour sa retraite consiste à construire, progressivement, un équilibre entre rendement, risque, fiscalité et disponibilité. Il ne s’agit pas d’accumuler des produits, mais de donner à chaque placement un rôle clair dans une stratégie de long terme. 

Une approche structurée permet de transformer l’épargne en véritable levier de liberté à la retraite.

Vous souhaitez structurer votre stratégie retraite ou vérifier la cohérence de vos choix actuels ? Prenez rendez-vous pour un échange confidentiel avec Rivaria Capital.

FAQ

Quel est le meilleur investissement pour sa retraite ?

Il n’existe pas de solution universelle. Le meilleur investissement est celui qui correspond à votre horizon, à votre fiscalité et à vos objectifs de revenus.

Comment avoir une rente de 300 euros par mois ?

Il faut généralement constituer un capital compris entre 90 000 € et 120 000 €, selon le rendement et le support choisis.

Quel est le meilleur moyen d’investir pour sa retraite ?

Une combinaison d’épargne financière (PER, assurance vie) et d’investissement immobilier reste la solution la plus équilibrée.

Quels sont les meilleurs placements pour préparer sa retraite ?

PER, assurance vie, immobilier locatif et SCPI figurent parmi les solutions les plus utilisées.

Quel capital pour obtenir une rente mensuelle de 1 000 euros ?

Il faut en moyenne entre 300 000 € et 400 000 €, selon le niveau de risque et la fiscalité.

Où placer 50 000 € en 2026 ?

Cela dépend de votre horizon et de votre situation fiscale. Une répartition entre assurance vie, PER et immobilier indirect est souvent pertinente.

Tanguy Chevallier
Tanguy Chevallier
Tanguy Chevallier

Conseiller en investissements

Passionné par l’investissement, j’ai été formé comme Ingénieur en Finance avant de devenir Conseiller en Gestion de Patrimoine.

Depuis plus de 5 ans, j’accompagne des particuliers à construire un patrimoine réellement aligné avec leur situation, leurs objectifs et leur manière de vivre.

Je suis convaincu d’une chose : un bon conseil financier doit être compréhensible, sur-mesure… et toujours guidé par l’intérêt du client, pas celui du produit.