Rendement d’une assurance vie : ce que cela vous rapporte réellement

Fonds en euros à 2,6 %, unités de compte pouvant viser 5 à 8 % sur long terme : découvrez combien rapporte vraiment une assurance vie en 2026.

23 févr. 2026

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L’assurance vie est souvent présentée comme l’un des placements préférés des Français. Mais concrètement : combien rapporte une assurance vie ?

La réponse dépend de plusieurs paramètres : le type de supports d’investissement choisis, le niveau de risque accepté, la durée de placement et les frais du contrat d’assurance.

Un contrat peut viser la sécurité via les fonds en euros ou rechercher davantage de performance en investissant en assurance vie sur les marchés financiers via des unités de compte (UC). Les rendements sont donc très variables.

Vous souhaitez savoir combien pourrait rapporter votre assurance vie selon votre durée d’investissement et votre profil de risque ? Utilisez notre calculatrice d’intérêts composés pour simuler différents scénarios (2 %, 4 %, 6 %) et visualiser l’impact du temps, des frais et de la régularité des versements sur votre capital.

En résumé

  • Une assurance vie a rapporté en moyenne 2,6 % en 2024 pour les fonds en euros (selon France Assureurs) et peut viser entre 4 % et 8 % par an sur longue période via des unités de compte investies en actions, avec volatilité (selon données historiques des marchés actions – Banque de France / AMF).

  • Les fonds en euros privilégient la sécurité sans risque de perte en capital.

  • Les unités de compte offrent un potentiel supérieur mais exposent aux marchés financiers.

  • Les frais, les prélèvements sociaux (17,2 %) et l’horizon long terme influencent fortement la performance nette.

  • Le rendement dépend avant tout de l’allocation d’actifs et du profil de risque.

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Est-ce qu'une assurance vie rapporte vraiment de l’argent ?

Oui, une assurance vie peut générer des gains réalisés, mais elle ne garantit pas un rendement identique pour tous.

Deux moteurs de performance très différents : sécurité obligataire ou exposition aux marchés.

Un contrat d’assurance vie ne produit pas de rendement par lui-même. Il sert d’enveloppe fiscale à des supports d’investissement qui obéissent à des logiques économiques différentes.

1/ Les fonds en euros : un rendement issu principalement des obligations

Les fonds en euros investissent majoritairement en obligations d’État et d’entreprises. Leur performance dépend donc du niveau des taux d’intérêt et de la gestion financière de l’assureur.

Le capital y est garanti par l’assureur : il n’existe pas de risque de perte en capital (hors cas exceptionnels prévus par la loi Sapin 2). Les intérêts versés chaque année sont définitivement acquis. Ce mécanisme explique pourquoi les fonds en euros sont souvent utilisés comme socle de sécurité dans un contrat d’assurance.

Après plusieurs années de taux bas, la remontée des taux obligataires a permis une amélioration progressive des rendements. Après un rendement moyen de 2,6 % en 2024 (France Assureurs), les premières estimations pour 2025 évoquent des niveaux comparables, voire légèrement supérieurs selon les assureurs.Ce taux reste soumis aux prélèvements sociaux de 17,2 %. Sur les fonds en euros, les prélèvements sociaux sont prélevés chaque année lors de l'inscription en compte des intérêts. Sur les unités de compte, ils ne sont dus qu'au moment du rachat.

Le fonds en euros offre donc stabilité et visibilité, mais son potentiel de performance reste mécaniquement limité par la nature obligataire de ses investissements.

2/ Les unités de compte : une exposition directe aux marchés financiers

À l’inverse, les unités de compte (UC) investissent sur les marchés financiers : actions, immobilier, obligations internationales, ETF indiciels ou fonds diversifiés.

Le capital n’est pas garanti. La valeur fluctue à la hausse comme à la baisse en fonction des marchés. Il existe donc un risque de perte.

En contrepartie, le potentiel de rendement est supérieur sur longue période. Historiquement, les marchés actions mondiaux ont délivré des performances annualisées nettement supérieures aux obligations, mais avec des cycles de forte volatilité (Banque de France – séries longues ; publications pédagogiques de l’AMF).

Autrement dit, plus la part d’unités de compte est élevée, plus le rendement potentiel augmente mais plus la variabilité annuelle devient importante.

La performance d’une assurance vie dépend donc moins du “produit” que de l’équilibre choisi entre sécurité et exposition aux marchés. C’est cette allocation qui détermine réellement combien un contrat peut rapporter.

Quel est le rendement moyen d’une assurance vie ?

Il n’existe pas un rendement unique applicable à tous les contrats.

Le rendement d’une assurance vie correspond à la performance des supports détenus dans le contrat, diminuée des frais et des prélèvements obligatoires. Il varie selon l’allocation choisie, la durée de placement et le niveau de risque accepté.

Comment calcule-t-on le rendement ?

Le rendement net réellement perçu se calcule ainsi :

Performance brute des supports

  • frais de gestion du contrat

  • frais des supports (fonds, ETF, SCPI…)

  • prélèvements sociaux (17,2 %)

  • fiscalité en cas de rachat

= rendement net

Les règles fiscales applicables sont détaillées sur impots.gouv.fr et sur Service-Public.fr. Les données statistiques relatives à l’épargne des ménages sont publiées par la Banque de France.

Quels facteurs influencent le rendement ?

Facteur

Ce qu’il influence

Impact sur la performance

Allocation d’actifs

Répartition fonds euros / unités de compte

Facteur déterminant

Niveau des taux d’intérêt

Performance des obligations

Impact direct sur fonds euros

Performance des marchés actions

Valeur des unités de compte

Potentiel élevé mais volatil

Frais du contrat

Gestion + supports

Effet cumulatif important

Durée de placement

Intérêts composés

Amplifie les écarts

Inflation

Pouvoir d’achat

Réduit le rendement réel

Le rendement dépend donc moins du “produit assurance vie” que de la stratégie mise en place dans le contrat.

Trois grands profils d’investisseurs… et à qui ils correspondent réellement

En pratique, les assureurs et sociétés de gestion classent les épargnants selon trois profils de risque.

Mais derrière ces catégories techniques se cachent des situations de vie très différentes.

Profil

Répartition indicative

Objectif principal

Pour qui concrètement ?

Rendement indicatif long terme*

Niveau de risque

Prudent

70 à 100 % fonds en euros

Sécuriser le capital

Retraité, couple proche retraite, projet court terme

2,5 % à 3 % brut

Faible

Équilibré

40 à 60 % unités de compte

Compromis sécurité / performance

Actifs préparant la retraite, professions libérales

3 % à 5 % annualisé

Modéré

Dynamique

70 à 100 % unités de compte

Maximiser la croissance long terme

Jeune actif, entrepreneur, horizon > 15 ans

5 % à 8 % sur longue période

Élevé

*Performances indicatives issues de données historiques longues périodes (Banque de France). Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.Elles doivent toujours être analysées net de frais et après prélèvements sociaux (17,2 %).

Ce qu’il faut retenir

Le rendement d’une assurance vie dépend moins du contrat lui-même que de :

  • votre horizon de placement

  • votre tolérance au risque

  • votre situation personnelle

  • la cohérence globale de votre stratégie patrimoniale

La note de Tanguy
"Le vrai risque que je constate sur le terrain, ce n’est pas la volatilité des marchés. C’est le mauvais calibrage du profil. Beaucoup d’épargnants se pensent prudents alors qu’ils ont un horizon de 20 ans, ou dynamiques alors qu’ils auront besoin de liquidités dans 2 ans. Avant de parler rendement, il faut aligner horizon, fiscalité et objectifs concrets. Sinon, même une bonne performance peut devenir un mauvais investissement."

Évolution des rendements ces dernières années

Les rendements des fonds en euros et des marchés financiers évoluent en fonction des cycles économiques, des taux d’intérêt et de l’inflation.

Selon les données publiées par France Assureurs, la Banque de France et l’Insee :

Année

Fonds en euros (moyenne)

Inflation

Marchés actions mondiaux*

2021

1,30 %

1,6 %

+27 %

2022

1,90 %

5,2 %

-12 %

2023

2,50 %

4,9 %

+18 %

2024

2,60 %

~2 %

+15 %

*Performances indicatives issues de séries longues et publications pédagogiques de l’Autorité des marchés financiers. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Lecture à retenir

  • Les fonds en euros progressent lentement et suivent l’évolution des taux obligataires.

  • Les marchés actions offrent un potentiel de performance supérieur sur longue période, avec des années négatives possibles.
    L’inflation influence fortement le rendement réel perçu.

Exemples : combien rapporte 10 000 euros placés en assurance vie ?

Prenons un exemple simple.

Hypothèse 1 : Fonds en euros à 2,6 % net de frais de gestion, brut de prélèvements sociaux

10 000 € placés pendant 8 ans :

  • Capital final ≈ 12 270 €

  • Gain brut ≈ 2 270 €

Après prélèvements sociaux, le gain net sera légèrement inférieur.

Hypothèse 2 : Profil équilibré à 4 % annuel moyen

10 000 € sur 8 ans :

  • Capital final ≈ 13 680 €

  • Gain brut ≈ 3 680 €

Mais attention : les performances ne sont pas linéaires. Certaines années peuvent être négatives.

La note de Tanguy
"Ces projections donnent un ordre de grandeur, mais elles masquent une réalité importante : la performance ne progresse jamais de manière linéaire. Certaines années peuvent être très positives, d’autres négatives. Ce qui compte réellement, c’est la discipline d’investissement et la capacité à rester investi pendant les phases de baisse. C’est là que se construit la performance long terme."

Rendement réel : inflation et fiscalité

Faut-il prendre en compte l’inflation ?

Un rendement affiché de 2,6 % peut sembler satisfaisant.
Mais si l’inflation annuelle est de 2 %, le rendement réel tombe à 0,6 %.

Selon l’Insee, l’inflation moyenne en France a été de 4,9 % en 2023, puis environ 2 % en 2024–2025.

Cela signifie que :

  • Les fonds en euros protègent le capital nominal.

  • Les unités de compte visent à préserver le pouvoir d’achat sur le long terme.

C’est pourquoi une stratégie uniquement sécurisée peut limiter le risque de perte en capital, mais ne pas compenser l’érosion monétaire.

Sources : Insee – Indice des prix à la consommation, Banque de France – Évolution du patrimoine financier des ménages

Fiscalité : combien reste-t-il réellement ?

La fiscalité dépend de la durée du contrat.

Après 8 ans, vous bénéficiez d’un abattement de 4 600 € par an sur les gains (9 200 € pour un couple).

Au-delà, les gains sont taxés à :

  • 7,5 % sur les gains issus de versements inférieurs à 150 000 € (tous contrats confondus), 12,8 % au-delà

  • 17,2 % de prélèvements sociaux

Seuls les gains réalisés sont fiscalisés, jamais le capital investi.

Assurance vie ou autres placements : que rapporte chaque solution ?

Pour comprendre combien rapporte une assurance vie, il est utile de la comparer à d’autres supports d’investissement.

Placement

Rendement 2024-2025

Risque

Fiscalité

Livret A

3 %

Aucun

Exonéré

Fonds en euros

2,5 % – 2,7 %

Aucun

Prélèvements sociaux

UC dynamiques

5 % – 8 % long terme

Risque de perte

Fiscalité assurance vie

PER

Variable

Oui

Avantage fiscal à l’entrée

L’assurance vie présente un avantage clé : sa flexibilité fiscale et sa capacité à combiner euros et unités de compte au sein d’un même contrat.

Source : Banque de France – Statistiques placements des ménages.

Quels sont les inconvénients de l’assurance vie ?

  • Frais de gestion variables selon le contrat

  • Frais sur unités de compte parfois élevés

  • Risque de perte en capital sur les supports dynamiques

  • Complexité des niveaux de risque

  • Rendement réel dépendant de la gestion pilotée ou libre

  • Un mauvais contrat peut réduire fortement la performance nette de frais.

Quels sont les pièges à éviter ?

  • Se concentrer uniquement sur le taux du fonds en euros

  • Négliger les frais d’entrée et de gestion

  • Investir en assurance vie sans définir son profil de risque

  • Ne pas diversifier les supports d’investissement

  • Oublier que la performance se construit sur le long terme

La note de Tanguy
"Le piège le plus fréquent que je rencontre : comparer uniquement les taux affichés sans regarder les frais totaux du contrat. Entre un contrat chargé à 2 % de frais cumulés et un autre à 1 %, l’écart sur 15 ans peut représenter plusieurs milliers d’euros. La performance se joue souvent dans les détails invisibles."

Gestion libre ou gestion pilotée ?

Deux modes de gestion influencent également la performance :

Gestion libre

Vous choisissez vous-même les supports d’investissement.

La performance dépend directement de vos arbitrages.

Gestion pilotée

L’allocation est confiée à des professionnels selon votre profil de risque.

La performance dépend alors de la qualité de la gestion et des frais associés.

La gestion pilotée peut faciliter la diversification, mais elle implique souvent des frais supplémentaires qui réduisent la performance nette.

Assurance vie : est-ce encore rentable en 2026 ?

Oui. Mais pas de manière automatique. En 2026, l’assurance vie reste un placement pertinent, à condition d’être utilisée comme un outil stratégique et non comme un simple produit d’épargne.

Les unités de compte constituent toujours le principal moteur de performance. Investies sur les marchés financiers, elles peuvent générer des rendements plus élevés sur longue période. Les données historiques de la Banque de France montrent que les marchés actions ont délivré, sur plusieurs décennies, des performances annualisées nettement supérieures aux placements obligataires — au prix d’une volatilité parfois marquée.

La rentabilité réelle dépend donc de trois éléments structurants :

  • l’allocation entre euros et unités de compte,

  • la durée de placement,

  • et le niveau global de frais du contrat d’assurance.

Le rendement dépend fortement des frais du contrat : des plateformes se distinguent par une structure de coûts optimisée pouvant améliorer la performance nette à long terme.

L’avantage fiscal reste un pilier majeur. Après huit ans, les gains bénéficient d’un abattement annuel de 4 600 euros pour une personne seule et 9 200 euros pour un couple, puis d’une imposition allégée sous conditions. Ce mécanisme renforce considérablement l’intérêt du long terme.

En synthèse, l’assurance vie est toujours rentable en 2026. Mais elle l’est uniquement si la stratégie est cohérente avec le profil de risque et les objectifs patrimoniaux.

Conclusion

Combien rapporte une assurance vie ? La réponse dépend entièrement de l’allocation choisie, du niveau de risque accepté et de la durée d’investissement.

Elle devient réellement puissante lorsqu’elle est construite avec une stratégie claire, des frais maîtrisés et un horizon long terme.

Ce n’est pas le contrat d’assurance en lui-même qui crée la rentabilité, mais la manière dont il est structuré et piloté dans le temps.

Vous souhaitez savoir combien pourrait rapporter votre assurance vie selon votre situation, votre fiscalité et vos objectifs ? Prenez rendez-vous avec un conseiller Rivaria Capital pour réaliser une projection personnalisée et adaptée à votre profil de risque.

FAQ

Est-ce qu'une assurance vie rapporte de l'argent ?

Oui, via les intérêts des fonds en euros ou les gains des unités de compte. Le rendement dépend du niveau de risque accepté.

Quel est le rendement moyen d'une assurance vie ?

Entre 2,5 % et 2,7 % pour les fonds en euros. Potentiellement plus en investissant sur les marchés financiers via les UC.

Quels sont les inconvénients de l'assurance vie ?

Frais, complexité, risque de perte sur unités de compte et rendement variable.

Combien rapporte 10.000 euros placés ?

Entre 2 000 € et 4 000 € sur 8 ans selon le profil de risque.

Quels sont les pièges à éviter en assurance-vie ?

Sous-estimer les frais, négliger la fiscalité et ignorer son horizon long terme.

Tanguy Chevallier
Tanguy Chevallier

Conseiller en investissements

Passionné par l’investissement, j’ai été formé comme Ingénieur en Finance avant de devenir Conseiller en Gestion de Patrimoine.

Depuis plus de 5 ans, j’accompagne des particuliers à construire un patrimoine réellement aligné avec leur situation, leurs objectifs et leur manière de vivre.

Je suis convaincu d’une chose : un bon conseil financier doit être compréhensible, sur-mesure… et toujours guidé par l’intérêt du client, pas celui du produit.